
Nouveau blockbuster coréen, D-War déboulait le 14 septembre dernier sur les écrans américains. Une sortie d'une ampleur sans précédent pour un film coréen puisque le film se voit consacrer rien moins que 1700 salles dans un premier temps, un chiffre qui passe quelques jours plus tard à 2275. Renommé Dragon Wars par les Américains, le film de Shim Hyung-Rae se classe d'emblée en cinquième place des démarrages du week-end. Le score surpasse sans difficulté ceux des quatre précédents films coréens à avoir tenté l'aventure, à savoir The Host, Typhoon, Printemps, Eté, Automne, Hiver et… Printemps et bien sûr Frères de Sang.

Les raisons d'un tel succès ? Certes, les Etats-Unis commencent doucement à se laisser contaminer par la hallyu (vague coréenne), notamment par le biais des dramas sur le petit écran. Mais le public américain a encore du mal à accepter les films en langue étrangère. De plus, D-War avait essuyé des critiques très dures lors de son exploitation en Corée du Sud (qui a tout de même attiré près de 8 millions de spectateurs dans les salles), un accueil de la presse qui s'est avéré tout aussi mauvais aux USA. Pourtant, en engrangeant 1,66 millions de dollars en un jour, D-War joue dans la même cour que A Vif et Mr Woodcock, sortis simultanément. L'explication d'un succès aussi atypique est toute simple : les rôles principaux de ce film de monstres sont tenus par des comédiens… américains. Pas de panique, donc, l'Amérique n'est pas en pleine révolution et reste fidèle à elle-même.

Réalisé avec un budget de 30 millions de dollars – une première en Corée du Sud, D-War surfe sur la vague The Host. N'y allons pas par quatre chemins, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un pur film de monstres bien basique, et cela même si le pitch s'appuie sur une légende bien connue des Coréens, celle du serpent légendaire Imoogi. L'histoire débute mille ans plus tôt avec la naissance d'une enfant qui sera poursuivie par le serpent et sauvée par un guerrier. De nos jours, un jeune garçon apprend qu'il est la réincarnation de ce dernier. Adulte, il devient reporter et rencontre la réincarnation de la jeune femme…
Introduisant l'objet comme une sorte de règlement de compte entre créatures mythologiques titanesques en plein Los Angeles d'aujourd'hui, les affiches donnent l'impression d'une sorte de croisement entre Jurassic Park et Godzilla. Si l'on ne s'attend pas à une œuvre comparable au dernier Bong Joon-Ho en termes de contenu social et émotionnel, les premières images promettent toutefois quelques bons moments de pure action-catastrophe-destruction massive, à grand renfort d'effets spéciaux chiadés. Imoogi et ses potes reptiliens pourraient bien débarquer prochainement sur nos écrans, même si la date d'une potentielle sortie française reste encore indéterminée.
La bande annonce
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