

LE CHOIX DU MOIS PAR DVDRAMA/EXCESSIF HALLOWEEN (sortie: 10 Octobre 2007)
Rob Zombie dynamite l'original de Carpenter et livre un film juste démentiel!

LA SELECTION REDACTEUR PAR REDACTEUR
ROMAIN LE VERN: L'assassinat de Jesse James (Andrew Dominik).
Sur plus de deux heures trente, L'assassinat de Jesse James raconte une histoire d'amour romantique où tout se lit entre les lignes et au-delà des mots. Par la grâce d'une maîtrise formelle impeccable (sens du cadre et de l'écoulement du temps à l'intérieur du plan, jeu sur les focales, images fixes distendues par de légers travellings dans le bruissement d'un monde ancien) et d'une intelligence dans le récit (attention extrême pour les errances mentales et les dérèglements du corps des personnages, progression dramatique par accumulation de blocs d'affects, importance des regards troublés et des corps éprouvés), Andrew Dominik signe un grand film sur le manque où l'éblouissement et la mélancolie constituent une seule et même nature.
DAVID BRAMI: Nocturna (Victor Maldonado, Adrian Garcia)
Premier film en tant que scénaristes et réalisateurs des compères Victor Maldonado et Adrià Garcia, Nocturna fait à la fois figure d'ovni dans un monde de divertissement pour enfants aujourd'hui dominé par les délires informatiques de Pixar, et de véritable bulle d'air pour les fans de dessins animés à l'ancienne. Plongeant le spectateur grâce à un scénario simple (sans être simpliste) dans un univers tirant à la fois du Tim Burton et de La Cité des Enfants Perdus de Caro et Jeunet, le film, qui suit les aventures du jeune Tim à la recherche de son étoile dans l'envers du décors d'une nuit parsemée de créatures veillant à son bon déroulement, arrive avec une facilité déconcertante à réveiller l'enfant qui sommeille en nous et à l'émerveiller du même coup en lui proposant un véritable voyage parsemé de concepts merveilleux à plus d'un titre.

STANISLAS BERNARD: L'assassinat de Jesse James (Andrew Dominik)
Bien évidemment le film du mois d'octobre ne peut être que le superbe film d'Andrew Dominic. Grand moment de cinéma, une interprétation magistrale de Casey Affleck et Brad Pitt et une musique sublime font de ce western atypique un des plus beaux films de l'année. A noter aussi trois excellentes comédies en ce mois d'octobre avec En cloque mode d'emploi, Supergrave et Bienvenue chez Les Robinsons. Trois belles occasions de nous redonner le sourire après les gros pétards mouillés bien pourris que sont Chrysalis et Le Royaume.
ALEXANDRE JUMEL: Lagerfeld confidential (Rodolphe Marconi)
« Pas d'acquis sur le passé », " je suis une improvisation totale ", et c'est justement ce qui nous attire dans le personnage de Karl Lagerfeld. L'homme qui a redoré l'empire CHANEL tombé sous les coups de la mode punk et loubard des années 80's. Lagerfeld a non seulement redonné vie à Chanel mais il a également réussi à lui rendre le prestige qu'incarne ce nom. Lagerfeld est un homme amusant, on rit du personnage non pas parce qu'il est ridicule au contraire il est la classe incarnée, mais tout simplement car l'homme est drôle, bourré d'humour et de phrases assassines. Karl Lagerfeld est quelqu'un d'excentrique, toujours habillé en noir, de nombreuses bagues ornant ses doigts, les cheveux blancs plaqués en arrière et sans oublier l'élément indispensable au personnage, ses fameuses lunettes de soleil. Mais Karl ce n'est pas seulement un personnage extravagant, c'est aussi un homme qui a un sens de la repartie inné, et qui possède énormément d'humour. Karl sait rire de lui même et de son monde. Karl est un homme de classe et comme il le dit si bien « si tu pisses partout t'es pas Chanel du tout » Lagerfeld confidential est le documentaire que tous les fans de mode et du personnage doivent voir !

JEAN-BAPTISTE GUEGAND: Jours d'hiver
Au moment de choisir un film, je ne peux résister à l'envie de mettre en avant, Jours d'hiver, un projet d'animation étonnant et véritablement enthousiasmant. Mêlant des techniques très diverses, du fusain en passant par l'encre ou le pastel, ce poème visuel illustre et transcende l'une des plus belles oeuvres de Bashô, Jours d'hiver. Ainsi, à la suite de Kawamoto Kihachirô, initiateur du projet, trente sept artistes vont comme dans l'oeuvre originelle se succéder pour donner corps et coeur à ce poème du plus sensible des poètes classiques Japonais. Et si l'on se réfère simplement à quelques uns des participants, l'ensemble ne peut être que prometteur puisqu'il rassemble entre autres, Isao Takahata, Raoul Servais, Alexandre Petrov ou Koji Yamamura. Alors, à côtés des sorties indispensables qui nous viennent de toutes parts, et notamment d'Asie, gardons un peu de place pour ce projet hors du commun qui fait de nos salles, le lieu des talents et du rêve.
CEDRIC RENIER: Halloween (Rob Zombie)
Parce que Rob Zombie a tout compris au cinéma d'horreur et que cette version d'Halloween a tout pour devenir au moins aussi culte que l'original de Carpenter. Faîtes-nous confiance.
SOPHIE WITTMER: L'ennemi Intime (Florent Emilio-Siri)
On en ressort perturbé, bouleversé, il m'est encore d'ailleurs difficile de trouver les mots pour en parler. Florent-Emilio Siri a répondu à toutes nos attentes, affirmant ici la profondeur de son talent, allant de pair avec sa générosité.
LA VIDEO FUN DU MOIS
Si toi aussi, tu veux connaître un peu mieux les garçons de la rédac. Les reconnaîtras-tu ? Pour te donner quelques indices, Laurent Tity est black, Romain Le Vern porte souvent des chapeaux de cow-boy, Alexandre Jumel garde toujours ses lunettes noires même quand il pleut, David Brami masque sa boucle d'oreille et Stanislas Bernard se balade souvent topless. Quant à la fille du clip, tout le monde aura reconnu notre Sophie Wittmer (toujours au téléphone).
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