
NUAGE
Un film de Sébastien Betbeder
Avec Adrian michaux, Nathalie Boutefeu, Aurore Clément, Bruno Sermone
Durée : 1h21
Date de sortie France : 19 septembre 2007

Au lieu-dit "L'Orée du Bois", Clara et son père, un artiste photographe aux yeux fatigués, attendent le retour de Marianne, la mère, la compagne, mystérieusement disparue. Dans le ciel, au-dessus d'eux, un nuage passe, plongeant leurs visages dans une ombre démesurée et inquiétante. Dans une ville proche, Simon croise le chemin de Marianne. Peu après, devant ses yeux, le monde disparaît durant un instant, jusqu'au noir. Puis sa mémoire devient trouble. Bientôt, Clara découvrira dans un champ le corps chancelant de Simon sortant d'une voiture accidentée. Ils tomberont amoureux. Un peu plus tard, avant que tous les personnages soient réunis, le nuage envahira "l'Orée du bois", pour séparer encore un moment, dans son opacité, les êtres et les choses.
Sébastien Betbeder réalise son premier long métrage avec cette oeuvre pour le moins surprenante : NUAGE. Un vieil homme perd la vue mais aussi le goût de la vie depuis la disparition de sa femme. Photographe il garde le souvenir de sa femme immortalisée par son appareil photo. Afin de laisser une trace de son passage sur terre il se prend lui même en photo, ainsi que sa jeune fille Clara. En ville Simon est un jeune homme que le vide englobe, sa maladie lui fait perdre la vue ainsi que la mémoire. Il erre alors sans but ne se souvenant plus de qui il est, ni se qu'il fait. Nuage est en quelque sorte un film choral à la française. Ces personnages se cherchent, s'observent, et se trouvent non sans difficultés. Tout commence par un nuage qui passe, et tous fini par une immense brume. Le nuage est le symbole d'une situation complexe, celle de personnages perdus.

Le film de Betbeder est un film très relaxant. Le scénario n'est pas très fouillé, les acteurs ne sont pas spécialement merveilleux mais ils ne sont pas non plus médiocres. La photo et la musique jouent énormément sur ce bien être qu'on ressent en voyant le film. Des images chaudes qui contrastent avec le sujet lui même, la perte de la mémoire et celle d'un être cher. La photographie est mise en valeur comme ce qu'elle est, une manière pour l'homme de laisser son empreinte au monde, d'acquérir une certaine reconnaissance même dans le milieu restreint du cercle familial. La peur de disparaître sans laisser de trace est le principal motif qui pousse nos protagonistes à agir.
Un film relaxant, qui ne nous touche pas spécialement pour son sujet mais plutôt pour la qualité artistique des plans, des lumières et des paysages.
Cédric Renier








































