
QUEEN SIZE BED
Un film de Emilio Martínez-Lázaro
Avec Ernesto Alterio, Pilar Castro, Guillermo Toledo, Lucía Jiménez, Verónica Sánchez, Alberto San Juan, Secum De La Rosa, María Esteve, Juana Acosta
Durée : 1h48
Date de sortie : 31 octobre 2007
Queen Size bed, voilà un titre bien étrange pour ce film d'Emilio Martinez Lazaro. Une traduction française, ou plutôt une adaptation assez vague du titre original Los 2 Lados de la cama (les deux côtés du lit). Le titre original fait référence aux deux mondes qui séparent nos protagonistes masculins de ceux féminins. Queen Size Bed est un titre médiocre pour une oeuvre magistrale du cinéma espagnol contemporain. Nous préférons utiliser ici, le titre original.

Los 2 lados de la cama est la suite logique de El Otro lado de la cama réalisé aussi par Emilio Martínez-Lázaro. Le premier film contait l'histoire d'un groupe d'amis qui connaît les joies et les mésaventures de la vie de couple. Chacun, hommes et femmes, se retrouvent et communiquent leurs difficultés en chansons. Le concept n'est pas nouveau mais relance un genre tombé en désuétude. Cette suite reprend la même idée avec toutefois une volonté de mettre en scène les chansons de manière plus théâtrale. Ainsi Pilar et Carlos chantent leur amour sur un parking de taxi, alors que Raquel et Marta (les copines officielles de nos protagonistes) se déclarent leur flamme lors de l'enterrement de vie de jeune fille de l'une d'entre elles. Le film va ainsi basculer entre humour, tristesse et chanson. Mais restons réalistes, les passages chantés sont accompagnés d'une chorégraphie aux limites des capacités gestuelles des acteurs. Une idée originale et plutôt bien assumée, sans extravagance mais avec simplicité et réalité, qui permet aux acteurs de s'amuser en chanson. Celles-ci ont été choisies de manière judicieuse, elles approfondissent réellement les situations de nos protagonistes. Elles sont excessivement connues, puisqu'elles font partie de la culture populaire musicale espagnole. Ainsi nous retrouvons ¿Por qué te vas?, de José Luis Perales, ¿Cómo pudiste hacerme esto a mí? et ¿A quién le importa?, de Alaska, ¡Ay, qué pesado!, de Mecano ou encore Quiero un camión, de Loquillo y los Trogloditas. Mais le génie d'Emilio Martínez-Lázaro n'est pas seulement d'avoir choisi les bonnes chansons, ni les bonnes situations, mais c'est aussi de les avoir fait interpréter par les acteurs eux même. Le résultat est très convaincant et audacieux (tout comme l'avait été Podium chanté par Poelvoorde chez nous).
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