
DOG BITE DOG
Un fikm de Soi Cheang
Avec Edison Chang, Sam Lee, Lam Suet...
Sortie du DVD : le 25 octobre 2007 / CTV

Dans les bonus du DVD de Dog bite dog, il y a une interview où vous donnez l'impression d'être presque arrivé dans le milieu du cinéma par accident. Quel est votre parcours ?
Votre sentiment est le bon : je suis devenu cinéaste par hasard. Enfant, j'étais plutôt attiré par la peinture. Après mes études, j'ai commencé à travailler pour une société où je faisais des peintures de paysages d'Hong Kong pour les touristes. Ca m'a vite dégoûté de ma passion : je peignais la même chose, encore et toujours. Au bout de deux jours, j'ai démissionné. Je me suis ensuite retrouvé dans une boîte de design. Là aussi je n'ai pas aimé mon job. C'est alors que je me suis dit que je devais trouver un boulot qui me plaise suffisamment pour y faire carrière. Je suis tombé par hasard sur une annonce d'une une société de production qui cherchait un assistant de production. J'ai pris rendez-vous et curieusement ils m'ont embauché. C'est comme ça que j'ai découvert le milieu du cinéma.
Dans cette même interview vous mentionnez avoir passé plusieurs années à vous chercher avant de trouver votre voie de réalisateur.
Au départ, j'étais chargé de la surveillance des plateaux. Je n'étais pas certain de faire long feu dans le cinéma. Je suis passé ensuite par pas mal de postes, jusqu'à devenir assistant réalisateur. A 24 ans, j'ai réalisé que si je voulais trouver ma place, il fallait que je me prenne en main. Pour autant, je savais que je n'avais pas assez de talent et d'ambition pour devenir réalisateur du jour au lendemain. J'ai alors bifurqué vers la télévision hong-kongaise où il était plus facile de faire ses armes parce que je voyais cet environnement comme plus stable, mieux hiérarchisé que celui du cinéma. J'avais tort. Un an plus tard je suis revenu dans le milieu du cinéma où j'ai végété jusqu'à ce qu'un réalisateur m'engueule en me disant que je ne serai jamais réalisateur tant que je ne savais pas écrire de scénarios. Ca m'a profondément secoué. Je me suis mis alors à avoir un regard beaucoup plus appliqué sur les films, à interroger tous les réalisateurs que je croisais, assister à toutes les séances de brainstormings sur les scénarios. Le cinéma n'était plus juste un job mais est devenu le centre de ma vie.

Vous avez été l'assistant de réalisateurs reconnus. Qu'avez-vous appris auprès d'eux ?
Différentes choses : Johnnie To est un cinéaste très complet, capable de superviser un film de A à Z, Andrew Lau est très bon pour s'adresser au public ado. Ringo Lam m'a appris comment planifier un tournage et Wilson Yip à ne pas avoir peur de laisser libre cours à la créativité.
![]() | ||
| ||








































