
Les meilleurs films ne se trouvent pas forcément dans les salles de cinéma. Ils se cachent parfois dans la jungle des inédits débarquant directement en vidéo. Ce mois-ci, Pretty persuasion vitriolise la teenage comedy pour une vision noirissime du monde actuel.
PRETTY PERSUASION
Un film de Marcos Siega
Avec Evan Rachel Wood, Adi Schnall, James Woods, Jaime King, Jane Krakowski
Durée 104 minutes
Sortie en dvd depuis le 28 septembre

Il y a encore peu, les teenage comedies était un territoire propice à la subversion,. Depuis que la génération Hilary Duff-Lindsay Lohan est apparue sur le marché de l'image, les héroïnes un peu bitchy ont été priés de sortir de l'écran. A quelques rares exceptions près. Kimberly Joyce, celle au centre de Pretty persuasion est un des derniers cas de personnage de garce ado recensé. Le genre de fille qui ne se prive jamais de balancer une vacherie un peu cruelle. Par exemple lorsqu'elle fait découvrir sa fac à une étudiante arabe, nouvelle venue : « Je respecte toutes les races, mais je suis vraiment heureuse d'être blanche », avant de lui débiter la liste de toutes les ethnies dont elle ne voudrait surtout pas faire partie, la dernière étant arabe. Raciste, Kimberly ?

Non. Pire : ultra-manipulatrice. Surtout quand il s'agit de monter une redoutable vengeance contre un prof. Pourquoi pas en allant raconter partout qu'il l'a agressée sexuellement. Kimberly est un véritable machiavel en leggings. Ce qui détonne forcément, à l'ère du politiquement correct et du soupçon de pédophilie généralisé, dans une comédie pour ado en apparence toute gentille. Tout ce que vomit visiblement Marcos Siega, un clippeur formé à l'école MTV, passé à la réalisation avec ce film. Au mieux, pour donner une idée de la chose il faudrait le rapprocher de Clueless, Lolita Malgré moi et L'arriviste.
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