
BEST OF GORE TRASH HORROR - BILAN SITGES 2007
Tout sur TEETH - La Critique - Photos - Le 0000-00-00 00:00:00TOP 5 RLV
1. Dai Nipponjin (Hitoshi Matsumoto)
2. [REC.] (Jaume Balaguero & Paco Plaza)
3. It's fine, everything is fine (Crispin Glover)
4. The nines (John August)
5. Slipstream (Anthony Hopkins)

EN DIRECT DE SITGES
Pour sa quarantième édition, le festival de Sitges suintait le sang, l'horreur, la peur, le bis, la découverte, l'exclu. Le tout dans un contexte idyllique et torride. Il faisait tellement chaud que pour rejoindre les cinémas, il fallait passer par des chemins dominant des plages bondées de naturistes qui se sont visiblement cru en haute saison (le décalage des saisons, sans doute). Les fantasticophiles, d'humeur gothique, étaient néanmoins dans les salles pour découvrir de véritables merveilles comme Dai Nipponjin, de loin le meilleur film visible pendant le festival, une fantaisie baroque et originale signée par le nouveau Kitano, ou encore The Nines, que l'on aimerait déjà qualifier de nouveau L'effet papillon avec un Ryan Rednolds métamorphosé dans la peau de Ashton Kutcher dans un exercice de style aérien dans le sillage de Richard Kelly. Au plaisir des rencontres, on signalera une génialissime interview qui a toute une après-midi avec la divine Angela Bettis, héroïne de May, barrée, cultivée et chaleureuse, venue présenter le très indie Roman. L'occasion était trop belle pour la manquer. Comme l'an passé avec Paul Verhoeven. Entre autres anecdotes de la miss: les déboires de Lucky McKee sur son dernier film qu'il a abandonné - Angela a suivi Lucky - ou encore sa rencontre avec James Duval pendant le casting de Doom Generation. A l'origine, elle devait incarner le personnage de Rose McGowan mais s'est désistée au dernier moment. Enervé, le très sensible et très rancunier Gregg Araki lui en voudrait encore. Pour récompenser les festivaliers, le staff a organisé des soirées très privées à la boîte du coin (Le Pacha) où l'on pouvait discuter avec des journalistes venus de tous les horizons de Takashi Miike et du dernier Jaume Balaguero en écoutant des standards des années 80 ou le dernier album de Madonna en boucle, un whisky coca à la main, la clope au bec, entourés de transsexuels et de pin-ups qui dansent sur les podiums. Dans une pareille ambiance, on a déjà hâte d'être l'année prochaine. D'autant que le coeur cinéphile bat plus fort qu'ailleurs avec un exploit: une quasi-moitié de salle qui se barre aux cinq premières minutes de Slipstream, l'expérience singulièrement singulière d'Anthony Hopkins. Perso, je suis fan. En attendant vos réactions lors de sa sortie dans les salles françaises (indéterminée, hélas).
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