
CINE : BIENVENUE CHEZ LES ROBINSON
Tout sur BIENVENUE CHEZ LES ROBINSON - galerie de photos - Le 0000-00-00 00:00:00BIENVENUE CHEZ LES ROBINSON
Un film de Stephen Anderson
Durée : 1h40
Date de sortie : 17 octobre 2007

Le jeune Lewis est un orphelin qui a un talent énorme pour inventer toute sorte d'objets plus ou moins utiles. Malgré ses capacités hors du commun il a bien du mal à trouver une famille d'accueil. Jusqu'au jour où un jeune garçon débarque du futur et l'emmène déjouer les sombres desseins de l'homme au chapeau melon...
A la vision de Bienvenue chez les Robinson on sent immédiatement le lien de parenté avec Kuzco, l'Empereur mégalo, le réalisateur Stephen Anderson ayant travaillé sur le scénario de ce dernier. Même si les deux histoires sont profondément différentes et les univers très éloignés, les deux films ont un humour débridé avec une accumulation frénétique de gags et des personnages tous plus déjantés les uns que les autres.
Nous plongeant dans un pur récit de science fiction classique, à savoir le voyage dans le temps, le film nous emmène une trentaine d'années plus tard dans un futur idéal où les progrès technologiques permettent aux immeubles de se construire en se gonflant comme des ballons et où les gens se déplacent en bulles de savon géantes (!). La fantaisie est donc à tous les niveaux du film et la qualité visuelle, même si elle n'atteint pas le perfectionnisme de Pixar, se révèle particulièrement flatteuse pour la rétine, avec notamment des textures pour les métaux très réussies. La machine à voyager dans le temps est à ce titre un véritable bijou au design très années 50 et à la carrosserie rutilante reflétant l'intégralité du décor.

Si l'univers du film ressemble à une version policée du Futurama de Matt Groening, l'histoire pose ses principaux ressorts comiques sur une galerie de personnages plutôt bien fournie (voire trop). Ainsi les nombreux membres des Robinsons sont tous des gentils illuminés tombant parfois dans l'hystérie collective lors des repas de famille. Mais c'est le vilain de l'histoire qui vole la vedette à toute cette gentille famille de cinglés. L'homme au chapeau melon (c'est son nom), visiblement inspiré par le Professeur Moriarty et par le Jack Lemon de The Great Race, est le moteur comique le plus efficace du film et à l'origine des ses meilleurs moments. Eloborant des plans tous plus absurdes les uns que les autres, et avec en prime des entrées de scène anthologiques, l'homme au chapeau melon détourne l'attention de l'histoire principale du jeune Lewis, et se révèle au final bien plus intéressant que le traditionnel méchant de dessin animé.
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