
CLASSE PAS CLASSE : MICHELLE PFEIFFER
Tout sur STARDUST - La Critique - Photos - Le 2007-10-23 14:38:24
LADYHAWKE: CLASSE NOSTALGIQUE
Il y a des films comme ça un peu désuets, qui agissent comme des Madeleines de Proust et on n'y peut rien. Ça fait appel au petit enfant que nous fûmes et qui croyait encore au merveilleux. Alors certes le film a vieilli, en particulier à cause d'une B.O totalement anachronique et très eighties, qui produit un effet désastreux vu qu'on est censés être au moyen-âge. Mais qu'il est charmant ce film, et qu'elle est belle Michelle, princesse victime d'une malédiction qui la transforme en volatile, certes gracieux, mais tout de même. On oublie le jouvenceau Matthew Broderick, assez insipide et on se concentre sur le beau couple d'amants maudits qu'elle forme avec Rutger Hauer. Bien sûr, on peut lui trouver des défauts, seulement on trouve l'ambiance des beaux contes du médiévaux, cette grâce naïve, cet amour courtois et maudit, empreint de magie. De ce petit supplément d'âme qui fait rêver dans Tristan et Iseult ou dans les légendes du Roi Arthur. Il y a de l'innocence et de la grâce dans ce film. En grande partie grâce à la présence enchanteresse de la radieuse Michelle (on a rarement vu princesse plus crédible). Vous l'aurez compris, quand j'étais petit, j'étais amoureux d'elle, que celui qui n'a jamais connu ce genre de fascination me jette la première pierre (un gravier si possible), car je défie quiconque de ne pas tomber sous son charme!

SCARFACE: MYTHIQUE
Michelle Pfeiffer avait ici fort à faire. Alors encore débutante, elle faisait face à un déjà monstre sacré dans ce qui est sans doute son rôle le plus marquant (avec Michael Corleone et le colonel Frank Slade). Et face à un Al Pacino des grands jours, insurpassable, la jeune femme en impose. Elle est hautaine, froide et élégante, la magnifique Elvira, trophée ultime de Tony Montana, le symbole éclatant de son rêve américain. Seulement cette femme sublime est totalement cynique, distante, perdue et accro à la coke. Tony n'aura jamais son amour. Il la possèdera, comme son tigre, comme sa belle maison. Mais elle finira par lui échapper, dans la grande damnation de ca bad guy dont il est la quintessence. Elle se tient à distance, une beauté « froide comme un rêve de pierre » (Baudelaire). Elle est aussi inaccessible et altière qu'il est extraverti et vulgaire. Le couple est magnifique et elle est finalement sa plus farouche adversaire, son exact opposé. Avec Catwoman, c'est assurément son plus grand rôle.













































