
CINE : FILATURES (EYE IN THE SKY)
Tout sur FILATURES (EYE IN THE SKY) - La Critique - Photos - Le 2007-10-25 04:37:29FILATURES (Eye in the sky)
Un film de Yau Nai Hoi
Avec Tony Leung Ka Fai, Simon Yam, Kate Tsui, Lam Suet
Durée : 1h30
Date de sortie : 02 janvier 2008

Tout d'abord, Eye in the sky n'est pas cette chanson bien connue d'Alan Parsons Project mais le film policier hongkongais surprise du début d'année 2008. Cru nettement plus convaincant que Confession of Pain et Protégé, ce dernier avatar du polar sorti en 2006 nous vient tout droit de nos amis de la province rattachée et il surprend en produisant son petit effet. Déroulant l'histoire d'une jeune femme, Maggie, qu'engage Simon Yam au sein d'une unité secrète de la police, spécialisée dans la filature et l'écoute, Eye in the Sky nous offre de suivre les braquages d'un groupe de voleurs professionnels très structurés. Ces derniers dévalisent en effet les bijouteries avec une minutie et un professionnalisme n'ayant rien à envier aux héros d'Ocean's Eleven et de Yesterday once more et leur démantèlement après maintes péripéties, par cette section d'élite qui opère dans l'ombre, ne sera pas de tout repos. Et c'est justement par la manière de rendre cette histoire somme toute classique que Filatures - son titre Français - va se différencier des autres.
En s'ouvrant d'emblée sur l'enrôlement de la jeune femme après qu'on l'ait chargée de surveiller un individu qui s'avérera être son superviseur et recruteur, Eye in the sky installe une tension et une intensité subtilement dosées par l'enjeu anxiogène même de la filature. Tension et intensité qui ne se démentent en rien d'ailleurs lorsqu'elles se conjuguent aux possibilités du dispositif de surveillance qui irrigue le film puisqu'elles sont même décuplées par la multiplication des regards qu'offrent les caméras.
Reprenant le nom donné aux caméras et systèmes de surveillance en circuit fermé qui foisonnent dans les rues, les casinos et autres supermarchés, Eye in the Sky applique en effet à la fiction et au policier, toutes les possibilités scénaristiques qu'offre ce quadrillage du quotidien par les technologies. Ainsi, assez proche dans son emploi de la vidéosurveillance et dans sa construction, de l'excellente série britannique Mi-5 dont nombre d'épisodes s'appuient sur cette donnée « rassurante », Eye in the sky érige en système dramatique, l'arsenal technologique permettant censément aux unités qui les emploient d'être omniscientes et de garantir notre complète sécurité. On suivra ainsi l'inspecteur Wong en pleine action et l'on verra ses services opérer avec succès, en étant partout, en voyant tout.

D'ailleurs, cette prolifération des regards permettra d'introduire une saisissante scène de fusillade avec un filmage qui se partagera pour la pleine réussite de la séquence, entre approche documentaire à la Greengrass avec son lot d'images volées et téléréalité mise en scène. En effet, sans verser le sang jusqu'au moment où ils sont acculés, les gangsters poursuivis vont se livrer en ville puis sur un pont à une fusillade à l'arme lourde à la manière des highlights férues de poursuites des news US, pour finalement aboutir à un carnage dicté par la riposte des forces spéciales. Le tout étant tourné à la manière du Breaking News de Johnnie To avec la caméra « embedded » du Network de Sidney Lumet.
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![[REC.] : VIDEO DES SPECTATEURS TERRIFIES DANS LA SALLE !](intern/barrehautnx01_02-1.gif)




































