

Nous voici sept mois après la sortie d'Hellphone en salles, c'est terminé pour vous ? Vous êtes passé à autre chose ?
C'est comme quand vous faites des enfants...(son téléphone portable sonne) Ah ! Tiens bah voilà... Prisonnier de son portable. (Il l'éteint). Oui donc c'est comme quand vous faites un enfant, ce n'est pas fini après l'accouchement donc il reste. Là c'est pareil, c'est ici que l'on se rend compte à quel point on est attaché à ses films, quand la sortie du DVD arrive. C'est non seulement une seconde naissance et c'est aujourd'hui ce qui entérine le fait que le film existe. Le film va rester, les gens pourront le découvrir parcequ'il existe en DVD. On entend toujours parler de ces films pour lesquels il était super dur de trouver une copie et maintenant on s'habitue tellement rapidement à avoir cet accès que c'est véritablement... Enfin quel pied !
L'univers d'Hellphone est tout de même assez barré et déjanté, quels ont été les éléments créateurs de ce monde explosif ?
Donc cette question est à poser à mes parents tout d'abord et après, une fois qu'on a traité ce cas du mec déjanté, je peux dire que sur Hellphone, ce que je voulais vraiment faire en refaisant une comédie, c'était un véritable mélange d'univers extrêmes. Pour faire simple, j'avais envie de regrouper plusieurs envies autour d'une idée. Je voulais réaliser un film sur le paraître puis sur le téléphone portable parce qu'il n'y a pas un objet dans l'histoire de l'humanité qui a été aussi vite adopté et eu autant d'emprise sur l'homme. Ce qui m'intéressait également, c'était de me mettre en danger avec des comédiens qui n'avaient pas leur béquille de jeu. Et par là même, avoir la chance d'aller dénicher toute une génération de jeunes acteurs, de nouvelles gueules avec l'espoir qu'ils soient là plus tard. Ca c'était le moteur et cela s'est ensuite complètement mêlé au concept d'Hellphone... Donc l'idée des jeunes acteurs est arrivée ici lorsque j'ai cristallisé le thème du paraître et du téléphone... Des jeunes : cela coulait de source ! La pression du groupe est hyper forte à l'école ! C'est là où il faut avoir les derniers gadgets, la dernière fringue... La clope de mon époque n'a pas vraiment disparu mais elle a été grandement remplacée, symboliquement, par le téléphone portable à la sortie de l'école ! Et puis il y a tout ce rapport d'argent...

Jean-Baptiste Maunier, comédien dans Les choristes ou Le Grand Meaulnes, vous vous êtes amusé à griffer quelque peu son image un peu trop lisse ?
Oui, je ne pensais pas du tout à lui lors de l'écriture du scénario et puis c'est Bruno Coulais (compositeur des
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