

Classe - Le Royaume 2007
Une petite douceur made in USA qui sort tout juste au moment où l'on vous propose ce classe pas classe. Le royaume est un film controversé principalement dû en apparence à son approche un tantinet manichéenne du conflit entre occident et moyen orient. Jamie Foxx tient le rôle principal et continu d'incarner des personnages de meneurs très masculins et intègres. En véritable clef de voûte du film, Jamie Foxx incarne un agent du FBI qui n'est pas sans rappeler le rôle tenu par Dennis Haysbert dans la série The Unit : Commando d'Elite. Son personnage intègre cherchant à tout prix à mettre la main sur les "méchants terroristes " va jusqu'à se lier d'amitié avec le colonel Al Ghazi. On peut, certes, prendre une certaine distance critique face à la manière dont le film aborde son sujet. Mais force est de reconnaître que l'acteur noir Jamie Foxx tient le rôle principal d'un agent dont la couleur n'est pas vecteur d'une idéologie ethnique ou racine américaine. C'est avant tout un personnage de haute fonction qu'il incarne. Sa couleur de peau n'est pas un vecteur déterminant du rôle. Chose rare pour ne pas le souligner. De nombreux pays n'ont pas encore cette largesse d'esprit pour en faire de même, la France en premier. À la fois musclée et réfléchie Jamie Foxx tient un rôle taillé sur mesure.

Pas Classe - Dreamgirls - 2007
Autant il fut à l'aise dans Ray servi par la partition bien huilée de Taylor Hackford, autant il est plus quelconque dans la peau de Curtis Taylor Junior. Insipide à l'image du film, navrant dans ce rôle de producteur ambitieux, l'inexpugnable flic de Miami Vice a perdu en crédit et en allure dans ce maelstrom guimauve sur fond de musique soul. En démiurge décidé à formater le groupe des Dreamettes qu'il reprend, Jamie Foxx ne trouve pas l'inspiration. Mais s'il s'en sort mieux que dans Furtif, il reste en deçà de ce que l'on attendait de lui. Espérons simplement que la suite de ces choix ne le conduise pas systématiquement dans ce type si particulier de productions où l'argent domine au profit de films « mainstream » aussi inintéressants que stéréotypés.













































