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CLASSE / PAS CLASSE : LES FILMS DE GANGSTERS

CLASSE / PAS CLASSE : LES FILMS DE GANGSTERS

Tout sur AMERICAN GANGSTER - La Critique - Photos - Le 2007-11-12 18:40:45


De Scarface à American Gangster, les films de gangsters ont toujours exercé sur les amoureux de cinéma une fascination presque malsaine, créant un véritable mythe autour de ces figures du grand banditisme. Notre classe/pas classe fait un tour d'horizon de ce genre fameux.

CLASSE / PAS CLASSE FILM DE GANGSTERS

AMERICAN GANGSTER CLASSE
Là où avec un tel matériau on redoutait que Scott fasse un sous-Parrain et donc tartine un lyrisme de sous-Coppola, il fait profil bas, et laisse tomber l'emphase visuelle pour remettre en avant des personnages. A la manière d'un David Fincher sur Zodiac, American Gangster pousse le cinéma policier à faire marche arrière. A revenir, à l'heure où la télé (via des dizaines de séries, Les experts en tête) a transformé ce genre en laboratoire légiste, vers plus de psychologie. Le moins qu'on puisse faire pour un film qui interroge la manière dont est traitée la morale quand il est question d'atteindre le rêve américain.

american gangsters

L'exposition du film est à ce titre casse-gueule quand elle fait du sujet quelque chose de noir ou blanc. Littéralement en mettant en parallèle la vie de Lucas, emblème de la population afro-américaine, encore marquée par la ségrégation et celle de Roberts, spécimen modèle du trentenaire blanc urbain des 70's. Heureusement, les demi-teintes apparaîtront vite pour dépeindre la complexité du fameux melting-pot. Et révéler l'ambition plus large du film, délibérément politique. Bien plus que l'alliance d'un polar façon Heat et l'ascension puis la chute d'un Scarface black, American Gangster raconte comment un code de valeurs traditionnelles (« honnêteté, intégrité, labeur, famille et ne jamais oublier d'où nous venons » comme l'énonce Washington/Lucas en début de film) ont fait place à un code du business, modelant de nouveaux héros prônant le profit à tout prix plutôt que la vertu. On reconnaîtra là, la patte de l'homme-clé d'American Gangster : Steven Zaillan. Le scénariste renouant avec certaines thématiques de films qu'il a écrit (La liste de Schindler, Gangs of New York, Les fous du roi). Plus que Ridley Scott ou les deux comédiens - remarquables, quoique Washington aie tendance à abuser de ses habituels gimmicks de jeu- c'est lui, via un scénario qui force le réalisateur et ses stars à être en retrait, qui porte le film bien au delà de ce qui n'aurait pu être qu'un simple produit hollywoodien standardisé. Zaillan l'empêche d'être un divertissement pompier, préférant allumer par son discours sur des dérives américaines, d'autres incendies.

la nuit nous appartient

LA NUIT NOUS APPARTIENT CLASSE
Brillant directeur d'acteurs, James Gray ne se contente pas de digérer ses références. Comme tous les auteurs, il les dépasse et n'hésite pas à les pervertir en affirmant son goût pour un cinéma à l'épreuve du temps qui refuse les effets de mode. L'affrontement final dans des roseaux enfumés ne donne pas lieu à d'interminables digressions. Quant à la poursuite automobile qui constitue le point d'orgue du film, elle est mise en scène d'une façon qui se démarque délibérément des standards habituels du genre et notamment de la référence en la matière : French Connection de William Friedkin. We Own the Night est un film qui refuse délibérément de prendre la pose et s'inscrit dans la plus pure tradition de ce cinéma hollywoodien où l'Entertainment va de pair avec une réelle épaisseur humaine. Au nom du père, James Gray y boucle une trilogie parfaitement cohérente qui représente en quelque sorte pour la communauté russe l'équivalent des films de Martin Scorsese ou Francis Ford Coppola pour les Italo-Américains. C'est de cette spécificité que naît l'universalité de cette chronique désenchantée à la noirceur minérale.

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Crisis oui enfin sans ce film...    29 nov
widjet Deux films loin d'être CLASSE ULTIME (et même CLASSE) pour moi    27 nov
Noodle scarface ?    25 nov
wyrzik state of grace    17 nov
hugostin À ceux qui ont mentionné entres autres Heat, The Killer, etc.    13 nov
popeyedoyle l'enfer est à lui    13 nov
thejazzsinger Moi j'aime bien l'anglais de Soderberg    12 nov
Paflechien59 Robert...    12 nov
Papahet Classe Ultime : un point commun :    12 nov
puppet ouai et puis...    12 nov
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