toutes les news FRANK DARABONT ET LE SCENARIO DE INDY IVSommaireCLASSE PAS CLASSE : RIDLEY SCOTT
CINE : LA LEGENDE DE BEOWULF

CINE : LA LEGENDE DE BEOWULF

Tout sur LA LEGENDE DE BEOWULF - La Critique - Photos - Le 2007-11-13 04:26:45


Robert Zemeckis revient à nouveau au film d'animation, se régalant avec les outils mis à sa disposition. Mais cette fois il n'y a point de lutins de Noël stressant ou de gentils enfants qui chantent autour d'un bon chocolat chaud. C'est même tout le contraire.

LA LEGENDE DE BEOWULF
Un film de Robert Zemeckis
Avec Ray Winstone, Anthony Hopkins, John Malkovitch, Robin Wright Penn et Angelina Jolie
Durée : 1h53
Date de sortie : 21 novembre 2007

la légende de beowulf

Si Le Pôle Express était un conte pour enfants, La Légende de Beowulf semble avoir été pensé dans la même optique mais pour satisfaire un public adulte. Robert Zemeckis semble avoir volontairement accentué l'aspect mature de son film comme pour rétablir une sorte d'équilibre. La Légende de Beowulf se démarque radicalement de toute la production d'animation américaine de par la technique employée mais aussi par son ton. Cela s'explique en grande partie par les deux scénaristes du film : Neil Gaiman et Roger Avary, deux auteurs pas spécialement réputés pour leur mièvrerie et leur frilosité face au politiquement correct. Robert Zemeckis suit à la lettre leur note d'intention et donne le ton dès la scène d'ouverture avec un banquet où tout le monde carbure à l'hydromel, jure et s'envoie en l'air derrière le moindre recoin. Zemeckis nous plonge dans un monde brutal et décadent, tranchant radicalement avec l'apparence lisse de l'image de synthèse. Mais le film n'est pas pour autant un pendant animé de Caligula, le réalisateur dissimulant astucieusement les parties des corps pouvant choquer un public un peu trop puritain. De ce côté là pas de révolution, La Légende de Beowulf étant quand même un gros film de studio, mais avec une facette « brute de décoffrage » des plus plaisantes, nous plongeant avec plus d'ardeur dans cet univers.

Le propos du film est lui aussi orienté vers un public mature et confronte la légende de ses personnages au réalisme le plus cru. Beowulf apparaît au début du film comme le héros épique conventionnel dans toute sa splendeur : courageux, invincible et loyal. Robert Zemeckis va lentement dévoiler ce qu'il intéresse dans ce projet, à savoir regarder ce qui se cache derrière les héros, les mythes et les légendes. Et la réponse ne se fait pas attendre : on y trouve souvent des hommes simples, faibles et avides de pouvoir. La Légende de Beowulf quitte alors les sentiers du film héroïque pour s'aventurer dans le drame humain spectaculaire où le réalisateur confronte la légende de Beowulf (le poème et son personnage principal) au réel, le récit parlé face à l'écrit avec l'arrivée du Christianisme et des écrits monastiques.

la légende de beowulf

Zemeckis illustre parfaitement son propos lors d'une séquence où Beowulf raconte ses exploits en pleine mer où il combattit des monstres marins. Le réalisateur met en images ce combat homérique complètement démentiel pour ensuite le faire remettre en cause par les différents témoins de la scène. La légende de Beowulf est une entreprise de démythification transformant le héros en homme simple empli de doutes et de désirs qui lui font commettre les plus effroyables erreurs. Poursuivant sur cette même idée de dévoiler la nature humaine, Zemeckis n'aura de cesse de mettre littéralement son personnage principal à nu, lui faisant tomber ces armures et autres couronnes relatant ses exploits pour faire apparaître un être de chair (avec tous les besoins que cela implique) au corps recouvert de cicatrices disgracieuses. De la même manière que la mère de Grendel interprétée par Angelina Jolie cache son caractère monstrueux sous les apparats d'une créature de rêve. Ainsi l'un des seuls personnages qui ne dissimulent pas sa vrais nature se révèle être le monstrueux Grendel. Créature immense et difforme, littéralement écorché vif n'ayant plus aucune enveloppe pour dissimuler ses pulsions, Grendel peut massacrer à loisir et laisser exploser sa personnalité cauchemardesque. Pour un peu on se croirait chez Cronenberg et Verhoeven.

> Lire la suite de l'article

  

[p1] [p2] [p3] [p4] [p5] [p6]

vos avis Ajouter un avis
  Note des Lecteurs
pak Un sentiment d’inabouti 5    25 jan
Graindesable Beowulf (Spoilers...) 8    11 déc
cypher22 graindesable    03 déc
Shyning ss 10    01 déc
Shyning1 Vu ce soir en 3D digitale ! 7    01 déc
johnpetrucci pas mal du tout 7    30 nov
Graindesable Et puis...    26 nov
Graindesable Heu Cypher...    26 nov
cypher22 Bof bof... 5    26 nov
Graindesable Ha, j'oubliais... 8    25 nov
La suite des avis
 


Imprimer cet articleEnvoyer cert article à un ami

Notez ce film

note des internautes :
8.1/10
(77 votes)

Les autres films

 
agenda cinema
 
blogs