
La séquence démarre à deux heures et douze minutes sur l'édition DVD de 2003. Pas de version longue dans les parages, nous traitons ici de la version cinéma de Gladiator...

Maximus est fait prisonnier par Commodus et lui défie de se battre contre lui dans l'arêne. Nous avons volontairement mis de coté le dialogue entre les deux hommes, seul leur dernier échange participe ici à construire la scène qui va suivre. Pour la première fois, Commodus reconnaît à Maximus un lien fort avec son père et l'appelle pour la première fois, dans une embrassade d'une honnêteté toute relative, son frère. Au même moment, alors qu'il le met le temps de quelques secondes sur un pied d'égalité avec lui, Commodus le poignarde brutalement dans le bas du dos.


Le plan rapproché des deux protagonistes se reposant sur l'épaule de chacun implique une oppositon intime, un règlement de compte bien plus profond et malsain que le simple conflit de pouvoirs. Le geste de Commodus, d'une lacheté assumée, semble ne pas atteindre Maximus qui paraît étrangement happé par des pensées qui nous échappent... Maximus est résolu, déterminé, il ne cherche plus la vengeance mais bien la rédemption aux yeux de tous. Sortie de l'intimité de cette séquence, celle qui suit marque le début d'un véritable spectacle... Ridley Scott montre les coulisses d'une authentique représentation théatrale. Une tragédie...

Nous jetons d'abord un coup d'oeil au public grâce à un superbe panoramique qui célèbre le combat à venir. Le plan s'achève sur la principale spectatrice, Lucilla, celle qui donnera au combat l'amlpeur psychologique qu'il recèle. Objectivement, la foule est une entité dans l'attente d'une conclusion à l'ascension de Maximus. Bon ou mauvais, le dénouement est présenté comme le dernier acte d'une pièce que le public aurait suivi dès le départ. Il est donc conscient de tous les enjeux...
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