
DEBAT DE LA REDACTION : LE RETOUR DES FILMS POLITIQUES
Tout sur LIONS ET AGNEAUX - La Critique - Photos - Le 2007-11-19 05:12:36
Au premier rang de ces sujets, se trouvent évidemment la guerre et le terrorisme. Qu'il s'agisse de celle d'occupation en Irak, de celle qui libéra l'Afghanistan talibane ou bien celle qui vise à la traque du terroriste sous toutes ses formes. De même, nombre de sujets auparavant tus ou ignorés ont été abordés frontalement : exclusion, drogue, sort des enfants soldats, handicap, sexe, cynisme des multinationales face à la santé et au bien être des gens. Parfois sous couverts de mièvres histoires ou au contraire portés par de rares scénarios, on citera pêle-mêle, Jarhead, Lord of War, World Trade Center, Vol 93 mais aussi Thank you for smoking, Blood Diamonds, Michael Clayton, Le Royaume, Dans la vallée d'Elah et Raison d'Etat. On songera aussi à la monstration de la misère américaine par un Européen dans A la recherche du bonheur, à la démonstration d'Al Gore dans Une vérité qui dérange et à tant d'autres productions comme Collision et son traitement même primaire d'un racisme communément et communautairement admis.

Se pose dès lors une question ? Pourquoi ? Pourquoi maintenant, pourquoi cette multiplication des sujets à enjeux même superficiels dans nos salles ? Pourquoi un tel revirement après une décennie 1990 davantage portée par l'action et l'Amérique conquérante que par la réflexion et la prise de conscience que le reste du monde existe ? L'effet 9/11/01 y est pour beaucoup mais ce serait omettre des films indépendants ou non qui bousculèrent le cinéma endormi de ces années : Requiem of the dream, La chute du faucon noir dans ce qu'il révèle de l'ignorance de l'Amérique et de sa gaucherie...et j'en passe. N'y a t'il pas dans cette évolution plus qu'une tendance de fond liée au terrorisme qui frappa la patrie de l'oncle Sam ? Ne doit on pas concevoir cela comme le retour du cinéma américain comme arme de persuasion et de contestation massive suivant qui le finance et s'en sert ?
Jean-Baptiste Guégan













































