
Imaginer le cinéma contemporain sans la drogue, c'est en effet se priver d'une des représentations les plus couramment utilisées depuis plusieurs décennies. Quelque soit le cinéma abordé, la drogue est montrée dans son processus d'élaboration, de distribution, de consommation, par les trafics qu'elle suscite ou les stratégies qui réclament son éradication. Marquante, accessoire ou essentielle, elle sert l'action, la suppose ou la permet. En soi, elle est par le déni qu'elle implique, simplement incontournable. Des Parrain en passant par Serpico ou Scarface, elle est présente ; d'Apocalypse Now à Trainspotting en n'oubliant pas Lord of War, Casino, les Affranchis ou Requiem for a dream, drogue et cinéma forment un ménage dangereux qui n'en est pas moins très exaltant. Dès lors, s'y intéresser semble aussi prometteur que profitable.

Et cela d'autant plus que celle qui est qui devenue une véritable évidence dans l'ensemble des sujets abordés par le cinéma, révèle énormément de ceux qui la montrent, de ceux qui la craignent ou l'instrumentalisent. Et cette révélation n'est jamais gratuite tant elle dévoile du monde dans lequel on vit, un visage bien différent de celui dans lequel on croit vivre. Weeds sur un autre média en est le parfait exemple ou quand dissimulation rime avec sens des affaires et joyeuseté délirante, sur fond de comédie sociale grinçante. Mais revenons à notre bonne vieille pellicule et retrouvons notre cinématographe préféré.















































