
ON DIRAIT QUE...
Un documentaire de Françoise Marie
Durée : 1h22
Date de sortie : 05 décembre 2007

Des enfants de 8 à 13 ans racontent et mettent en scène les métiers de leurs parents. Agriculteurs, commerçants, policiers, médecins, artistes, les enfants disent tout, et bien plus encore...
La condition sine qua non pour réussir ce type de documentaire, quelques soient les intervenants, enfants ou adultes, c'est de trouver le « bon client ». Là réside la force mais aussi la faiblesse de On dirait que... qui parfois il faut bien l'avouer n'a pas forcément choisi les enfants les plus intéressants. Le casting comprend ainsi des petites bouilles à la verve exceptionnelle, des gamins effectivement très drôles, voire pertinents dans leur analyse, mais donne également la parole à des gamins pas franchement inspirés par la présence de la caméra. Pour ne pas stigmatiser untel ou untel, attardons-nous donc sur les cas qui méritent plusieurs visionnages tant l'humour involontaire dont ils font preuve et la pertinence de leurs propos s'avèrent poilants. La palme revient sans aucun doute aux fils et filles de médecins, incroyablement vifs et observateurs, la précision avec laquelle ils imitent la profession de leurs parents étant bluffante. Ces gamins voient tout, entendent tout, et même comprennent certaines subtilités du métier qui nous passent souvent à côté.

Il est aussi intéressant de s'apercevoir que les enfants classent l'importance des différents métiers dans un ordre totalement différent, selon la profession de leurs parents certes, mais surtout selon l'endroit où ils vivent. Aussi étonnant que cela puisse paraître en 2007, à l'ère de la mondialisation et du multimédia dans tous les foyers français, les enfants des villes n'ont absolument pas les mêmes priorités que leurs homologues de la campagne. Quelque part, il est presque rassurant de se rendre compte que la globalisation a ses limites. Autre limite, mais moins réjouissante, celle du temps, puisque les 1 heure et 22 minutes que dure le documentaire passent à une vitesse folle et on se dit qu'une partie du temps consacrée à certains enfants peu emballant eut été bien mieux employée à écouter les gamins plus en verve. Au final un film inégal, mais dont les bons moments valent largement le détour.
Laurent Tity
Retrouvez la galerie photos pages suivantes...









































