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SCAN SEQUENCE : THE YARDS

SCAN SEQUENCE : THE YARDS

Tout sur THE YARDS - La Critique - Le 2007-11-30 07:24:07


A l'occasion de la sortie du dernier film de James Gray, La nuit nous appartient, un petit retour en arrière s'impose sur la carrière du cinéaste et plus particulièrement sur son deuxième film, The Yards, réalisé en 2000. A sa sortie de prison, Leo Handler (Mark Whalberg) revient chez lui avec un seul but : rester dans le droit chemin. Il trouve du travail chez son oncle Franck (James Caan), patron de l'Electric Rail Corporation, qui règne sur le metro dans le Queens. Son ami de toujours, Willie (Joaquin Phoenix), l'initie aux méthodes de la société. Leo découvre la face cachée des florissantes opérations de son oncle. Témoin de chantage, corruption, sabotage et même meurtre, il est au centre d'une situation explosive : il détient un secret qui fait de lui la cible de la plus impitoyable famille de la ville... La sienne. Par le biais d'une courte analyse de séquence se concentrant sur les pemières secondes du film, tentons d'expliquer la manière qu'use Gray pour introduire son personnage principal et son univers... On se demande souvent : mais pourquoi démarrer son film ainsi ? C'est la minute décortiquée.

the yards

the yards

Le film démarre sur un générique des plus sobres. L'écriture est blanche sur noir. A l'instar de Little Odessa, le lettrage ne possède aucune majuscule, en référence directe au poête américain e.e Cummings qui prônait un refus de l'héritage, du patrimoine et de la bureaucratie. Ces majuscules disparues évoquent l'absence de repères mais également la distance prise par rapport à un modèle imposé. L'opposition aux rêgles et donc à la communauté... Cela dit en passant, le titre est décalé, non centré, il est posé en retrait comme une volonté profonde de se démarquer et de ne pas se poser au centre. Si l'on se projette par la suite dans le long-métrage, on comprend nettement que cette marginalité s'applique aux personnages et notamment à celui de Mark Whalberg qui se retrouve victime au sein de sa propre famille. Comme un intrus au sein d'un groupe. Leo Handler est en décalage, tout en restant la cible principale, il est mis sur la touche, esseulé, échoué et quasiment hors cadre...

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critikman un générique blanc    30 nov
 


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