
LES GRANDES PERIODES DE L'HISTOIRE AU CINEMA
Tout sur ELIZABETH - L'AGE D'OR - La Critique - Photos - Le 2007-12-12 03:25:14
Le cinéma a constamment puisé son inspiration dans l'histoire. L'esprit peut en être parfois clairement didactique et pédagogique, raconter la vie d'un illustre personnage. Mais, il s'est agi surtout d'établir un genre de cinéma, rendre l'ambiance de l'antiquité ou bien celle de cours peuplées de femmes aux belles toilettes, des hommes poudrés jusqu'à la pointe de la perruque, recréer précisément les us et coutumes d'un temps, lointain et très codifié, s'en servir simplement de cadre pour imposer un style, une autre manière de raconter l'Histoire.
Les premiers grands cinéastes s'appuyèrent sur de grandes fresques historiques qui imposèrent la forme cinématographique non plus comme une attraction foraine mais comme un art majeur. D.W Griffith et ses grands films comme Intolérance ou Naissance d'une nation fut le grand pionnier. Eisenstein est également incontournable dans ce registre avec Alexandre Nevski et Ivan le terrible, qui grâce à son style transcende son sujet pour l'ériger au rang de symbole cinématographique absolu. Il en va de même pour la Passion de Jeanne d'arc de Dreyer, avec des images inoubliables, à la hauteur de l'héroïne, devenue presque elles-même des icônes. On peut aussi citer les chefs-d'oeuvre muets de Cecil B.Demille. Le point commun de ces grandes références est d'avoir transformé des grandes figures historiques en véritables motifs cinématographiques.

Ceci n'est donc pas un catalogue exhaustif et fastidieux de tous les films historiques et autres reconstitutions, ça serait vain et surtout interminable. Mais il y aura quelques uns de ces moments où l'intensité d'une époque et de ses coutumes disparues, ses grandes figures se sont muées en grands moments de cinéma (grâce à la mise en scène, la minutie de le reconstitution, la précision du scénario, la présence des acteurs ou dans certains cas tout cela ensemble). Il s'agit surtout de montrer à quel point cela dépasse la précision du décor, des costumes, et permet de s'immerger avec intensité dans cette histoire dont nous avions tous une perception aride et sans âme sur les bancs de l'école, à réciter d'une voix lasse et atone des dates qui ne signifiaient rien. Le cinéma leur donne chair et profondeur, les rend proches, efface la patine du temps et rend leur liberté de mouvement, leur chaleur, leur existence complexe aux icônes figées bien à l'abri dans nos musées.
[p1] [p2] [p3] [p4] [p5] [p6] [p7] [p8] [p9] [p10]










































