
CLASSE PAS CLASSE : CATE BLANCHETT
Tout sur ELIZABETH - L'AGE D'OR - La Critique - Photos - Le 2007-12-12 03:28:15Elizabeth, Shekhar Kapur : Classe royale
L'histoire de la reine Elizabeth 1er vue par un réalisateur indien. Ca aurait pu être un grand n'importe quoi en l'honneur de la puissance coloniale anglaise ou un biopic poussiéreux. Shekar Kapur y voit plutôt le portrait d'une héroïne moderne et se contrefout royalement de la vérité historique, qu'on laissera aux historiens. Elizabeth est le récit d'une émancipation pas comme les autres, celle d'une monarque qui veut bien devenir reine malgré elle mais avant tout rester une femme. Pour son premier grand rôle, l'australienne Cate Blanchett se glisse dans le corset d'une majesté britannique pour mieux le faire sauter. Loin des enluminures pour encyclopédies elle donne chair à un personnage complexe apprenant à faire ses premiers pas de grande dame du monde dans un film relisant les manuels d'école pour en faire une très prenante épopée.

Un mari idéal, Oliver Parker (1999) : loin d'être classe.
Adaptation paresseuse d'Oscar Wilde, le film d'Oliver Parker repose presque uniquement sur ses acteurs et ses costumes. On ne peut d'ailleurs pas nier que dans cette histoire de mensonges et de duplicité, ils s'en donnent à coeur joie. Aux côtés de Rupert Everett et Julianne Moore, Cate Blanchett s'amuse, et nous amuse. Pendant un petit temps. Car un film de 1h40 qui n'apporte pas vraiment d'idées et d'imagination sur le texte d'Oscar Wilde, qui exploite sagement la théâtralité des situations, et qui va parfois jusqu'à ridiculiser les choses, ça ne fait pas sourire longtemps.

Le talentueux Monsieur Ripley, Anthony Minghella (1999) : classe.
Après le Plein soleil de René Clément, une nouvelle adaptation du roman de Patricia Highsmith avec non plus Alain Delon mais Matt Damon, entouré pour l'occasion de Jude Law, Gwyneth Paltrow et Cate Blanchett. Cette sombre et machiavélique histoire de jalousie et de duplicité est mise en scène avec élégance et raffinement par le réalisateur du Patient Anglais, qui instaure une ambiance très particulière. Les acteurs étant pour beaucoup dans la réussite du film, Blanchett ne fait pas exception et se montre très convaincante dans un rôle secondaire qui lui va comme un gant.
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