

Né en 1950 à Chicago, John Landis abandonne l'école à l'âge de 17 ans pour se consacrer au cinéma, sa passion principale. Pendant qu'il travaille à la section courrier de la 20th Century Fox, le jeune homme développe plusieurs projets, dont un énigmatique Le Loup-garou de Londres dont il écrit le scénario en 1969, sans parvenir à monter la production. Après avoir appris le métier en tant que second assistant sur le film de guerre décalé De l'or pour les braves, il se lance enfin dans la réalisation en 1973 avec le très étrange Schlock, parodie des films de monstres et des séries B de son enfance, dans laquelle un singe préhistorique sème la panique dans une petite ville des Etats-Unis et s'éprend d'une jeune aveugle qui le confond avec son chien ! Tourné pour la très modique somme de 60 000 dollars (empruntés à la famille et aux amis), Schlock ne fait pas partie de ces premiers films qui imposent un auteur, comme ce fut par exemple le cas avec Tobe Hooper et son Massacre à la tronçonneuse ou encore Steven Spielberg et son Duel, ce malgré les efforts de Landis (qui interprète le rôle du singe) et d'un certain Rick Baker, qui signe ici l'un de ses premiers travaux de maquillage. Au contraire, le film termine sa course chez la firme de série Z Troma, qui retitre allègrement le film The Banana Monster pour sa sortie en vidéo. Cela n'empêche pas Landis d'enchaîner sur une seconde comédie, en collaboration avec le collectif comique ZAZ (les deux frères Zucker et Jim Abrahams, connus par la suite avec Y'a-t-il un pilote dans l'avion ?). Il s'agit de Hamburger Film Sandwich (The Kentucky Fried Movie en VO), un film à sketches qui parodie la culture audiovisuelle américaine en détournant des émissions de télévision et des bandes annonces à des fins comiques. Le film est drôle et connaît un succès impressionnant, rapportant 15 millions de dollars pour 600 000 dollars de mise.

Véritablement conçu à huit mains, Hamburger Film Sandwich donne un aperçu de l'humour des ZAZ et permet à John Landis d'être enfin remarqué par les autorités comiques du pays. La carrière du réalisateur décolle aussitôt après grâce à American College, un film produit par Ivan Reitman et écrit par Harold Ramis (la future équipe de SOS Fantômes et Les Bleus) et qui met en scène le très populaire John Belushi, comique regretté du SNL, dans son premier rôle au cinéma. Véritable classique du cinéma comique américain, American College titille la fibre nostalgique des spectateurs et raconte les déboires comiques d'une fraternité d'un collège du fin fond des Etats-Unis. Le film est un carton, rapportant plus de 140 millions de dollars à sa sortie en 1978. John Landis continue sa collaboration avec John Belushi sur le mythique Les Blues Brothers, écrit en duo avec l'acteur Dan Aykroyd. Inutile de présenter le film qui réunit les plus grands noms du blues américain (Aretha Franklin, Ray Charles, James Brown et bien d'autres) et connaît le succès aussi bien dans les salles de cinéma que dans les bacs à musique, puisque la bande originale du film bât également des records.
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