
BILAN 2007 : ANECDOTES, JOIES ET ENGUEULADES, TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LA REDACTION
Tout sur 28 SEMAINES PLUS TARD - La Critique - Photos - Le 2007-12-27 07:17:21
PHRASE DE L'ANNEE: «Rocky Balboa, tu aimeras!» (Santi Guron, secrétaire de rédaction imposant)
VOUS L'AVEZ LOUPE?!?!
THE WICKER MAN, L'ORIGINAL, RESSORT: T'AS OSE VOIR LE REMAKE?
The Wicker Man, version Robin Hardy, est ressorti au cinéma au début janvier 2007. Une bonne nouvelle. Au même moment, on apprend que le remake sort lui en plein été (avant, finalement, dans un éclair de lucidité, d'être finalement foutu aux oubliettes). Une bonne nouvelle? Euh, non, une très mauvaise. Cette relecture nullissime du film de Robin Hardy (réalisé en 1973) suit à quelques accrocs près la trame du film original sans rien insuffler de neuf. Avec balourdise, le réalisateur a transposé l'angoissant cadre anglais dans une bourgade américaine. L'histoire reste la même: un flic part à la recherche d'une petite fille disparue et débarque sur une île loin du monde où le temps semble avoir changé et où les habitants, masqués et bizarres, se livrent à d'étranges coutumes de sacrifices humains. On a l'impression de voir une adaptation de Silent Hill par James Ivory. Sans oublier ce fâcheux final où, selon un de nos rédacteurs, «LaBute filme une rave party géante où les actrices et les figurants attendent leur chèque pour payer leurs factures». Rions du massacre avec les meilleurs moments du film compilés dans une bande-annonce à se tordre de rire où Cage, toujours aussi sobre, commence en demandant à une pouf de lâcher sa bicyclette avec un flingue et finit avec «the bees, aaaaahh the bees». Inoubliable !
LA PERFORMANCE DE L'ANNEE
PHILIPPE CAUBERE, ON NE LUI BEURRE PAS LA RAIE (TRUANDS)
Prenez un film qui se prend très au sérieux. Genre Truands, de Frédéric Schoendoerffer. Ajoutez des acteurs qui se la pètent et pensent participer au film du siècle qui obtiendra toutes les récompenses possibles et inimaginables. Faîtes patauger vos personnages dans une ambiance glauque parisienne avec des putes, du vomi, de la coke en stock. Acceptez le frère du réal qui joue comme un pied. Participez à des débats débiles où les acteurs, à l'égo déjà bien gonflé, balance que oui, Truands, c'est mieux que Les infiltrés qui en comparaison est un nanar boursouflé. Et surtout laissez un acteur comme Caubère (rare au cinéma et on comprend pourquoi) faire strictement n'importe quoi pendant deux bonnes heures avec des tirades récitées façon Shakespeare («Ah là là, engculééééééé ho») et des situations intenses («Bouge ton cul, salope» bis). Ça donne l'un des plus beaux nanars de tous les temps, grotesque et digne d'une série Z avec Brigitte Lahaie. Et le pire dans tout ça? C'est qu'on adore. Précisément parce que c'est naze et surtout parce que Phiphi, on ne lui beurre pas la raie. Pourquoi? Parce qu'on ne baise pas Claude Corti. Putain mais on ne le baise pas, ok? A côté, Les Affranchis, de Scorsese, est un modèle de sobriété.
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