
DAY WATCH
Un film de Timur Bekmambetov
Avec Konstantin Khabenski, Maria Porochina, Vladimir Menchov, Galina Tiounina, Viktor Verjbitski, Janna Friske...
Durée: 2h05 minutes
Date de sortie : 23 janvier 2008

Plusieurs mois après les évènements ayant poussé son fils Egor à rejoindre les forces de la nuit, le mage de la lumière Anton Gorodetski est chargé de former la jeune Svetlana, nouvelle « autre » aux pouvoirs et à la destinée lumineuse hors du commun. Tiraillé entre sa loyauté pour le camp de la lumière et son instinct paternel, Anton permet un soir à Egor d'échapper aux forces du contrôle de la nuit, et infiltre les archives afin de faire disparaître les preuves qui inculperaient le rejeton. Mais alors qu'une haute personnalité du contrôle du jour est assassinée, c'est évidement sur lui que se portent les soupçons. Une fausse accusation qui pourrait bien jouer en faveur de Zavulon, le chef du contrôle du jour, qui cherche à briser la frêle trêve qui permet à la paix de régner depuis plusieurs siècles. Le seul espoir d'Anton réside alors dans une légendaire craie du destin, capable de réécrire l'histoire de ceux qui la possèdent...
Après le climax hautement émotionnel de Night Watch, on mourait bien évidemment d'envie de voir comment les choses allaient évoluer entre le conseil du jour et celui de la nuit, les deux entités millénaristes étant chacune soudainement dotées d'un mage au potentiel dévastateur. Mais pour bien apprécier l'atmosphère et le scénario de l'oeuvre dans toute sa subtilité, il était nécessaire pour les curieux de se rabattre sur le montage russe original du premier métrage, la version distribuée ici bas tant en salles qu'en DVD, étant issue des ateliers de remontages américains par lesquels le film était déjà passé. Vidé de nombreuses références et d'une intrigue secondaire qui évite les fortes relations entre certains personnages, le film avait en effet, par ce procédé, perdu beaucoup de sa substance. On espérait que les pontes de la 20th Century Fox auraient la gentillesse de ne pas proposer un remontage de cette suite, l'expérience ayant poussé la firme à éditer celui-ci, sorti au cinéma aux US en Juillet 2007, dans sa version unrated lors de la récente édition DVD.

Hélas, trois fois hélas, le montage cinéma qui imprimera nos rétines dans nos chères salles obscures habituelles est également victime d'un recut sauvage. Raccourci de vingt bonnes minutes afin d'entrer dans la case programmation d'un film de 2 heures, le film se voit ainsi amputé une nouvelle fois de scènes qui, si elles ne sont pas toujours indispensables à la compréhension de l'intrigue, donnaient à l'oeuvre un cachet bien plus profond, permettant d'explorer plus en amont l'univers dépeint tout en appuyant sa cohérence. De plans perdus d'une violence inouïe (Anton essayant de passer vainement outre un garde du contrôle du jour) à certains passages émotionnels désormais invisibles mettant en avant les pouvoirs des fameux "autres" , ces êtres dotés de pouvoirs magiques appartenant à l'un des deux conseils » (comme cette scène où Alissa rend visite à la fille de sa défunte soeur, effaçant les souvenirs de son passage grâce à ses pouvoirs de suggestion), le métrage se voit de plus augmenté d'une introduction de 3 minutes aussi bêtement didactique que sabordant littéralement le concept de base de l'oeuvre. Un concept que le scénariste/romancier et le réalisateur ne cesseront pourtant de ciseler à leur corps défendant.










































