
L'HOMME QUI MARCHE
Un film de Aurélia Georges
Avec César Sarachu, Mireille Perrier, Forence Loiret...
Durée : 1h22
Sortie le : 09 Janvier 2008

Milieu des années 70 : Un photographe fait la connaissance d'un homme émacié et ténébreux, au visage d'oiseau de proie. L'homme s'appelle Viktor Atemian. C'est l'histoire de cet homme, qui s'improvise écrivain, rencontre le succès, puis traverse le désert pour finir à la rue. Un film sur le temps qui passe, les renoncements, les sauts dans le vide.
Avec ce synopsis obscur et une présentation aussi lourde qu'abstraite, on aurait tendance à se demander si les distributeurs ont véritablement envie de voir des spectateurs dans la salle. « Un film sur le temps qui passe, les renoncements, les sauts dans le vide... », tout un programme et en effet, le temps prend ici une dimension considérable dans sa capacité à s'écouler tout doucement. Au-delà de ce constat, le long-métrage tente de nous tracer le portrait décalé d'un marginal qui, contre la volonté de la cinéaste, devient très vite un être antipathique et proprement ennuyeux. Le comédien espagnol César Sarachu, empêtré dans un rôle prétentieux et prétendument attachant par son statut d'asocial incompris, perd très vite l'interêt du spectateur. Entouré de seconds rôles parfois attrayants, souvent navrants, ce personnage de l'homme qui marche ne fait que perdre en chemin tous ceux qui le connaissent où l'ont connu... De notre coté, on comprend assez bien ce qui les pousse à s'éloigner de ce parasite faussement intellectuel, versatile et fatiguant.
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