
30 JOURS DE NUIT : FILM VS COMIC BOOK
Tout sur 30 JOURS DE NUIT - La Critique - Photos - Le 2008-01-09 11:07:19
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Remarqué par la scène des avides lecteurs de comic-books alors qu'il a repris en 2001 chez Image, la populaire série Hellspawn (re-invention du célèbre Spawn de Todd MacFarlane à la sauce trash-arty-sex) initiée par le sieur Ashley Wood, Ben Templesmith va rapidement se monter une réputation de graphiste hors pair. Et il fallait vraiment en être un pour prendre sans trop rougir, la suite du célèbre créateur de Popbot. Après s'être ainsi créé un lectorat de base assez large durant les 6 mois qu'il lui faudra pour finir la série, Ben part alors chez IDW pour adapter le script de Steve Niles. Gore, peuplé de créatures des ténèbres, et servi par un scénario sans compromis, Templesmith est dans son élément et fait exploser sa rage visuelle toujours encadrée d'un noir résolument opaque.
D'abord lues par son lectorat de base, les trois uniques parutions composant le premier volet de 30 Jours de nuit se verront rapidement épuisées et il faudra attendre l'édition compilée de la chose, pour que les ventes explosent auprès du grand public. L'oeuvre se verra d'ailleurs par la suite, très rapidement dotée d'un nombre incalculable de suites tant directes qu'indirectes à l'incartade sanglante dans la petite ville enneigée de Barrow, où les nuit durent tout un mois.

Forcément, le projet étant à la base un script destiné au grand écran, il n'aura pas fallu longtemps pour que les droits d'adaptations soient réservés, et le projet de prendre la route tant attendue des salles obscures. Mais pour porter une telle oeuvre à l'écran, il va falloir opérer un véritable travail d'adaptation, Ben Templesmith utilisant réellement les forces de la mise en page pour dynamiser son récit. Un développement propre au médium, donc, qui de plus se voit confiné dans une narration de 80 pages elle aussi propre au comic book. Il va donc falloir bouger les choses afin d'offrir une oeuvre cinématographique digne de ce nom si l'on ne veut pas se retrouver avec une nouvelle adaptation foireuse comme il en existe tant.
Lui aussi remarqué pour sa première oeuvre, David Slade a fait grand bruit avec son premier film, un Hard Candy à la réputation aussi sulfureuse que polémique. Mais outre cette réputation événementielle, Hard Candy se pose avant tout comme l'oeuvre d'un véritable artiste de la caméra. Entre plans léchés, science divine du cadre et utilisation oppressante de la suggestion, David Slade prouve qu'il est non seulement un grand cinéaste, mais également un réalisateur proche de ses personnages. Inutile dans ces conditions de préciser que ceux de 30 jours de nuit, servant principalement dans le comic book à mettre en avant un pitch prometteur rehaussé par une fin inventive (même si elle est hautement discutable pour les amateurs de vampirisme), vont subir un sévère lifting.

Adepte du huis clos savant comme le prouve son premier long, David Slade (accompagné de ses co-scénaristes Stuart Beattie (Collatéral) et Brian Nelson (Hard Candy) sait très bien que d'un côté plus les enjeux sont réduits, plus il sera capable de les contrôler, surtout sur une production de cette envergure, la licence juteuse étant dotée d'un confortable budget. De l'autre, il sait également que pour dynamiter un tel parti pris, il faut que les personnages soient le plus complexe possible. Ainsi, là où le couple de héros est dans le livre, présenté comme heureux et fidèle, avec l'encrassement des années qui en découle (le couple s'engueule gentiment alors que la miss désire voir le dernier coucher de soleil pour le mois à venir avec son cher et tendre), la relation qui unit les personnages gagne en nuance et en complexité alors que Stella Oleson (Melissa George) tente dans le long métrage de fuir la ville de Marlow avant l'interminable nuit. Elle essaye ainsi d'esquiver son ex-cher et tendre avec qui elle est en conflit, tandis que ce dernier, l'anciennement bourru shérif Eben Oleson se verra remplacé par un compréhensif et résigné Josh Hartnett, poussant ainsi l'identification du spectateur à un personnage bien plus émotionnel.
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CINE : 30 JOURS DE NUITDavid Slade n’est pas tombé dans le panneau de 300 ou Sin City : 30 jou... | ||







CINE : 30 JOURS DE NUIT







































