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CINE : LE ROI ET LE CLOWN

CINE : LE ROI ET LE CLOWN

Tout sur LE ROI ET LE CLOWN - galerie de photos - Le 2008-01-11 09:42:08


    En Corée au XVIè siècle, le roi Yon-San, de la dynastie Chosun (1392-1910), fait régner la terreur. Jang-Seng et Gong-Gil, deux comédiens ambulants se produisent dans les villages et les routes du pays dans des spectacles qui font hurler de rire les gens du peuple. Fort du succès de leurs satires sociales, Jang-Seng rêve de fortune et persuade Gong-Gil de se rendre dans la capitale dans l'espoir de devenir riche. Très vite arrêtés lors d'une représentation pour avoir moqué et insulté la personne du roi, Jang-Seng propose un pari insensé pour obtenir la grâce de sa majesté. Si sa troupe arrive à faire rire le souverain ils seront libérés. Echappant de peu à la mort en provocant le fou rire royal, la troupe est assignée à résidence pour le plaisir de Yon-San. Peu à peu les représentations satiriques, très critiques envers les ministres et la cour, vont faire basculer les fondements du gouvernement.

LE ROI ET LE CLOWN
Un film de Lee Jun-ik
Avec Karm Woo-sung
Durée : 2h
Date de sortie : 23 janvier 2008

le roi et le clown


Prix du jury au 9ème Festival du Film Asiatique de Deauville, Le roi et le clown a eu un succès phénoménale en Corée du Sud lors de sa sortie en 2005 avec plus de douze millions de spectateurs, record historique du box office national. Le film de Lee Jun-ik est un projet ambitieux qui mène avec brio le drame historique, la satire sociale et la tragédie humaine. Essentiellement composé de longues scènes théâtrales de style satirique, le film risque de sembler austère aux yeux des profanes de la culture coréenne. Supporté par des acteurs au talents indéniables, mais peu ou pas connus dans nos contrées, le film s'éloigne notablement des derniers succès que les films coréens ont pu connaître en France tels que Memories of Murder ou The Host de Bong Joon-bo, et la trilogie de la vengeance de Park Chan-wook. Plus proche du Chant de la fidèle Chun-Yuang d'Im Kwon-taek, avec néanmoins un côté plus populaire, le film s'attarde sur le quotidien misérable des acteurs de l'époque.

le roi et le clown


En effet, après ces succès internationaux incontestables, il est heureux de constater que certains distributeurs français accordent toujours à des films jugés plus difficiles une chance de sortir sur nos écrans. Qu'il s'agisse de Je suis un cyborg (qui compte bien entendu sur la popularité particulière dont jouit le réalisateur Park Chan-wook en ce moment en France), tout comme des deux derniers films de Kim Ki-duk, Time puis Souffle, ou Secret Sunshine de Lee Chang-dong il y a peu, force est de constater que la palette des films coréens distribués en France s'élargit encore pour notre plus grand plaisir. Mais au contraire des drames historiques chinois, sortis ces derniers temps, qui se veulent universalistes et plus aisés à comprendre pour un public non asiatique, donc plus facile à distribuer à l'étranger (dont La Cité interdite ou Le Secret des poignards volants de Zhang Yimou sont les exemples le plus criant), le film de Lee Jun-ik ne s'abaisse pas à la simplification ni aux gommages des traits culturels spécifiques, ici merveilleusement mis en scène dans les représentations des arts du spectacles traditionnels coréens. Satires bouffonnes, numéros d'équilibristes, spectacles de marionnettes, la troupe des troubadours déploît ses compétences pour impressionner et faire rire les gens du peuple. Méprisés pour leur statut social de saltimbanques, de vagabonds, d'acteurs, ces troubadours sont auréolés pour leurs prouesses physiques et actorales.

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  Note des Lecteurs
pak Touchant et naïf (mais pas abêtissant) 6    28 jan
 


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