

S'intéressant bien plus aux problèmes psychologiques issus des nouvelles habilités de ses personnages qu'à une sempiternelle guerre de super-pouvoirs, la série a tôt fait de parler aux spectateurs et se faire l'écho de leur préoccupations, ces capacités extraordinaires souvent malvenues étant simplement une métaphore de problèmes de société contemporains : symboles de la différence, mises au ban de la société, besoin d'intégration mais aussi envie de se dépasser et de briser les barrières d'une vie physique parfois trop étouffante. Le réalisme du traitement et les effets de mise en scène aidant, le rouleau compresseur Heroes s'est ainsi imposé comme LA série à ne pas manquer en 2007, touchant toutes les communautés grâce à un casting international (on retrouve asiatiques, indiens, américains, hispaniques, haïtiens, ...) et explosant nombre de standards de budget et de qualité visuelle sur petit écran. De plus, grâce à des épisodes phares bien pensés (dont un de flashback et un se passant 5 ans dans le futur), Heroes a imposé une mythologie immersive et identifiable, ainsi que des personnages fortement attachants, presque instantanément cultes (comme le japonais Hiro Nakamura (Masi Oka), un geek capable de voyage dans le temps et l'espace, ou encore le bad guy Sylar incarné par le séduisant Zachary Quinto).









































