
CINE : ASTERIX AUX JEUX OLYMPIQUES
Tout sur ASTERIX AUX JEUX OLYMPIQUES - La Critique - Photos - Le 2008-01-30 16:37:41
ASTERIX AUX JEUX OLYMPIQUES
Un film de Thomas Langmann, Frédéric Forestier
Avec Clovis Cornillac, Gérard Depardieu, Alain Delon, Benoît Poelvoorde, José Garcia, Stéphane Rousseau, Jean-Pierre Cassel, Franck Dubosc, Alexandre Astier, Dany Boon, David Beckham, Zinedine Zidane
Durée : 1h53
Date de sortie : 30 janvier 2008
Tout le monde l'aura bien compris et il aura été impossible de passer à côté des propos du producteur Thomas Langman, improvisé pour l'occasion co-réalisateur, mais aussi co-scénariste, qui pendant toute la promo s'acharnait tant bien que mal à insister sur le fait que lui et ses collaborateurs avaient mis le paquet. A cela, on ne peut répondre que par l'affirmative, le budget colossale investit sur le film étant amplement amorti visuellement par les décors somptueux qui s'imposent dès le générique comme la grande réussite du film. Lorsqu'on nous annonçait un casting phénoménal, de l'action à tout va et de l'humour à répétition, on pouvait logiquement s'attendre à un rendu plus proche de l'épisode d'Alain Chabat que de celui de Langman. En effet, beaucoup de choses ont été promises, mais c'est justement à cause de cette surenchère dans toutes les catégories que le film échoue finalement un peu dans toutes ses ambitions.

Ainsi, si le casting est en effet impressionnant dans le sens où il fait appel à des personnalités connues, ils s'avèrent souvent qu'elles n'ont que très peu de rapports réels à l'intrigue. Elles viennent simplement faire une petite apparition qui tombe généralement à plat. Il suffit juste de repenser à Dany Brillant venant chantonner trois mots au deux tiers du film pour se dire que tout cela n'était pas très utile... Cet Astérix et Obélix regorge donc d'une multitude d'apparitions plus ou moins intéressantes et dont la plus appréciable est sans conteste la présence de Schumacher en tant que pilote de char, puisque son personnage s'intègre dans la logique de la scène. Pour tout ce qui est des autres, de Francis Lalanne à Jamel, ils ne font que meubler l'intrigue. L'histoire en prend d'ailleurs parallèlement un sacré coup, puisqu'elle est quasi inexistante. Bien entendu, la trame générale reste fidèle à la bande-dessinée, les éditions Albert René n'auraient sans aucun doute jamais accepté que l'on se permette quelques aménagements voir de réels changements, mais dans un souci de remplir parfaitement leur cahier des charges, Langman et son compère survolent toutes les péripéties et rende l'ensemble relativement plat. Et c'est finalement nos deux « méchants » qui viennent pimenter un récit particulièrement plat. Si beaucoup de rumeurs ont circulé sur le jeu excessif de Poelvoorde, c'est finalement sur lui que l'ensemble se tient. Certes, son personnage de Brutus n'est qu'une usine à gags foireux, mais il arrive à insuffler à son personnage quelque chose d'assez incroyable.
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