
PREVIEW CINE : TIMECRIMES, LE NOUVEAU CHOC DU CINEMA FANTASTIQUE ESPAGNOL
Tout sur TIME CRIMES - La Critique - Photos - Le 2008-01-31 10:48:58
Ecrivain, journaliste, acteur. Nacho Vigalondo touche tout. C'est aussi pour cette raison qu'il est si difficile à cerner. Enigmatique, il semble depuis toujours passionné par les trucs bizarres qui font dérailler le quotidien palot et l'humour de dernière minute. Dans Timecrimes, son premier long métrage présenté l'année dernière au festival de Sitges, on ne s'étonne pas de retrouver ces deux sujets de prédilection. Sommairement, on voit un homme qui débarque dans une maison isolée de tout, en compagnie de sa tendre et si charmante épouse. En faisant une pause tranquillement sis sur son transat; en savourant les chants des oiseaux et la vision d'une nature aussi douce que cruelle, il croit assister au meurtre d'une demoiselle trop louche pour être victime consentante. Manipulation? Hallucination? Mystères et boules de gomme.

Impossible, bien entendu, de ne pas penser à Blow Up, de feu Antonioni qui proposait quasiment le même enjeu dramatique (meurtre ou pas meurtre?) en ayant le bon goût de ne proposer aucune solution et de donner à penser et à voir différent. Sous les oripeaux de l'enquête policière, se cachait une réflexion sur le joug des apparences. Il suffisait de voir dans ce film une guitare lancée pendant un concert et disputée par des fans pour saisir la nuance entre l'être et le paraître. Quelques minutes plus tard, cette même guitare déchiquetée est balancée dans une rue anonyme et déplacée comme objet encombrant. Antonioni faisait un peu la même chose avec la révélation finale tant attendue. L'important n'est pas la chute mais le cheminement. A savoir comment on en est arrivé là. Vigalondo a visiblement bien compris la leçon de tonton Antonioni. De la même façon qu'il ne cédera pas au plagiat (il ne faut pas singer les grands maîtres), il ne tombera pas dans les lieux communs (les jumelles ont remplacé l'appareil photo). Fort de deux courts métrages plutôt réussis et plutôt cocasses (Crash sur les auto-tamponneuses et A 7h35 du matin sur les morts vivants), le cinéaste espagnol peut franchir l'étape du long sans complexe.










































