
SHAW BROTHERS : LES FILMS D'ARTS MARTIAUX - PARTIE 2
Tout sur L'HIRONDELLE D'OR - Le 2008-02-13 04:31:13
Nous avions déjà évoqué les figures de King Hu et de Chang Cheh. Le premier, suite à de graves malentendus avec le producteur et dirigeant du Studio Run Run Shaw, notamment des divergences sur les méthodes de travail et le temps nécessaire à la réalisation des plans (King Hu étant réputé perfectionniste et très lent dans la mise en place de ses scènes), celui-ci s'en est allé à Taiwan puis en Corée pour réaliser ses autres chefs d'oeuvres : Dragon gate inn (1966), A touch of zen (1969), Raining in the mountain et Legend of the mountain (1979), ces derniers requérant près de deux ans de tournage. Chang Cheh, au contraire, conserve son rythme frénétique de cinq à six films réalisés chaque année à la fin des années soixante-dix.
La diversité du wu xia pian
Le style Chang Cheh, mélange de rythme, de ralenti, de théâtralisation de la mort dans de véritables bains de sang qui marquent durablement les spectateurs, n'est pourtant pas le seul style à s'imposer aux Studios. Aux côtés du maître ressortent quelques figures moins connues et pourtant parfois plus prolifiques tel que le réalisateur Chu Yuan ou encore Cheng Kang. Ce dernier tourne avec Chang Cheh la trilogie Les Maîtres de l'épée (trilogy of swordsmanship) en 1972. Trois segments qui reprennent les codes narratifs traditionnels du genre mais dont l'action est condensée du fait de la durée de chaque pièce. Pas de digression, pas de longue séquence de dialogues entrecoupées de combats, les réalisateurs recherchent ici l'efficacité.

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