Eruption volcanique, tremblement de terre, tornades, virus, les cinéastes ne sont jamais à cours d'imagination dès qu'il s'agit d'opposer l'Homme des évènements totalement incontrôlables. Les films catastrophes reposent généralement sur ce postulat que l'être humain n'est finalement pas grand-chose, ou si peu.
LE JOUR D'APRES - Roland Emmerich
Dans le genre catastrophe naturelle, on n'aura jamais fait aussi impressionnant et évocateur !
Le jour d'après souffle dans sa première heure un vrai vent de panique sur le monde entier alors que les habitants de la planète réalisent peu à peu les effets terrifiants de leur présence empoisonnante sur le globe. Hong-Kong sous une pluie de grelons de la taille d'un ballon de foot, tsunamis gigantesques sur les côtes des pays de l'hémisphère nord... C'est une hécatombe qui est ici projetée. Le réchauffement de la planète entraîne des dérèglements climatiques spectaculaires dignes des pires scénarios de science-fiction... et pourtant. Et pourtant, tout est plausible, tout semble correspondre à une réalité prochaine, un terrible cauchemar que les générations à venir pourraient vivre si les pouvoirs de ce monde ne réagissent pas et si l'humain ne commence pas à se responsabiliser. Si la seconde partie du film fait dans le scénario catastrophe bateau mais efficace, on remarquera néanmoins le message politique et écologique qui se cache derrière la montagne d'effets spéciaux. Les Etats-Unis sont ainsi forcés de se rendre sur les terres du sud et c'est alors le Mexique qui acceuille à bras ouverts les Américains. Audacieux et assenant sans vergogne un violent coup de pied aux fesses d'un président américain aveugle et incompétent, ce
Jour d'après se permet quelques effronteries bienvenues. Lorsque le blockbuster hollywoodien critique la politique de tout un pays (politique sur l'immigration ou sur l'écologie...) il le fait avec les moyens et c'est notamment gràace à ce type de films que la machine à rêves tend à se renouveller et élever de temps en temps le niveau. On peut se divertir tout en posant des questions sérieuses... C'est
Roland Emmerich qui le dit !
TREMBLEMENT DE TERRE - Mark Robson
Charlton Heston,
Ava Gardner,
Lorne Greene et bien d'autres sont au coeur de cet étrange film choral à mi-chemin entre la comédie dramatique et le film catastrophe. La vie des personnages va en effet être chamboulée par un terrible tremblement de terre qui va donner à leur journée une dimension toute autre.
Tremblement de terre fut le premier film à être présenté en
sensurround, un système sonore spécial constitué de quatre hauts-parleurs basse fréquence utilisés uniquement pendant les scènes de séismes afin d'en retransmettre les sensations. Le système était d'ailleurs si puissant qu'il fit craquer le plâtre sur les murs de certains cinémas. En France, le film fut également projeté dans une salle conçue spécialement pour acceuillir sa projection : les sièges tremblaient en fonction des séquences de tremblement de terre... Notamment inspiré de la catastrophe de St Francis en Californie, le film relate les conséquences d'un séisme sur une ville d'une envergure impressionnante... Le résultat, datant tout de même des années 1970, reste encore à ce jour assez époustouflant, d'autant que l'on sait que la plupart des comédiens ont réalisé leurs cascades seuls... C'est le cas d'
Ava Gardner qui dût éviter de véritables et énormes tubes d'acier ! Une référence dans le genre.