
INTERVIEW : ALEXANDRE BUSTILLO & JULIEN MAURY (A L'INTERIEUR)
Tout sur A L'INTERIEUR - La Critique - Le 2008-02-19 04:22:14
Dans quelle mesure êtes-vous intervenus dans l'élaboration du DVD ?
Julien Maury : Nous a commencé à regarder les bonus que nous pourrions utiliser avec Pathé. Mais nous sommes finalement assez peu intervenus. Ils nous ont fait des propositions et nous avons validé ensuite. On a un peu travaillé en amont parce que nous voulions un making-of qui couvre toute l'élaboration du film. Au moment de tourner, nous ne savions pas ce que nous allions mettre. Mais on voulait au minimum un making-of plus intimiste qu'un énième truc promotionnel à la con. Pour nous, le meilleur making-of sur un cinéma de genre français, c'est celui de Pascal Laugier sur Le pacte des loups. C'était notre référence.
Il s'agissait d'un regard externe sur le film. Est-ce facile lorsque l'on réalise un making-of d'avoir un minimum de recul sur le film qui est en train de se faire ?
Julien Maury : Je parle pour mon frère là, mais je pense que c'est compliqué. Il tournait toute la journée du matin au soir avec un vrai sentiment d'appartenance à l'équipe, ce qui est réel d'ailleurs. C'est très difficile de garder une objectivité sur ce que l'on raconte dans un making-of. En même temps, je pense qu'il a réussi à donner une vision juste de la manière dont ça s'est passé : l'ambiance, la relation entre les gens. Je pense sincèrement que ça se ressent assez bien. Il a réussi à se faire oublier à plusieurs reprises. Peut-être parce qu'il fait 1m92 (il rit). Il a réussi à se faufiler, il n'a jamais été la personne en trop. En général, le réalisateur du making-of est toujours dans le champ. Toujours là où il ne faut pas. Quand les gens s'engueulent ou autre. Là, personne ne lui a demandé de partir. Il a toujours su se faire oublier.
Alexandre Bustillo : Il y avait le making-of. Et nous voulions aussi un commentaire-audio avec notre chef-op. Nous ne nous sommes jamais positionnés comme des réalisateurs. Nous n'étions pas dirigistes. Même si nous avions tout storyboardé, nous pensions avoir bossé à trois avec le chef-opérateur. C'est pour ça que nous voulions vraiment qu'il soit sur un pied d'égalité avec nous. C'était une manière de rendre hommage à son travail par le biais du commentaire audio.

Dans l'un des bonus, le marketing viral d'A l'intérieur est vaguement évoqué. Avec le recul, est-ce que vous pensez que cela a servi au film ?
JM : Je ne suis pas totalement d'accord dans le sens où il n'y a pas eu tant de marketing viral que ça. Il y a juste eu une page Myspace, un blog, et puis quelques sites qui nous ont soutenus. Après, je n'ai pas eu l'impression qu'il y ait eu un vrai buzz via Internet. Le buzz est plus né par les journalistes qui se sont intéressés au film et la presse a couvert le film en amont. Il y a aussi eu la sélection au festival de Cannes qui a beaucoup intrigué. Le casting aussi. Béatrice Dalle et la soeur de Vanessa Paradis dans un film gore, ce n'est pas commun. C'est plus la nature même du film qui est à l'origine du buzz finalement.
![]() | ||
| ||








































