
2EME SOUS-SOL
Un film de Franck Khalfoun
Avec Wes Bentley, Rachel Nichols, Simon Reynolds, Grace Lynn Kung, Paul Sun-Hyung Lee
Durée : 1h38
Date de sortie : 05 mars 2008

Pas la peine de chercher bien loin pour comprendre d'où viennent les failles dans cette histoire à laquelle personne ne croira une seule seconde tellement les ficelles narratives sont grosses : une jeune femme, après être restée boucler un dossier le soir de Noël, se fait séquestrer par le gardien de parking qui sous ses petits airs de névrosé timide, déjà visibles depuis sa première apparition, se révélera bientôt être en fait un véritable sociopathe. Rien de bien nouveau donc pour le cinéma de genre, la demoiselle devant se redécouvrir et s'essayer au joyeux jeu de la survie, le tout dans un espace / temps clos (un parking, une nuit) et le tout sur les maintenant traditionnelles chansons rétros si chères à Aja. Dis comme ça, ce 2eme sous-sol pourrait sembler être un ouvrage honnête du cinéma bis, l'esprit assurément de seconde zone étant le plus appréciable dans le film, cependant, certaines erreurs achèvent notre plaisir coupable et poussent petit à petit le spectateur vers une somnolence certaine. Ce n'est donc absolument pas le manque d'originalité qui fait défaut mais bel et bien le manque d'implication total des deux protagonistes, dévoués à la cause d'un scénario (signé parait-il à six mains !) qui ne fera que répéter les poncifs du Survival voire à s'auto-citer dans certaines séquences.

Troublant donc de devoir suivre Angela (Rachel Nichols qui semble avoir été plus choisie pour son décolleté imposant que pour son réel talent de comédienne, malgré les dires du réalisateur soutenant corps et âme que c'est l'intelligence de l'actrice qui l'intéressait), personnage qui nous est antipathique dès le départ par son sens moral quelque peu douteux et le sens de ses priorités : victime d'une agression sexuelle, elle acceptera les excuses de son collègue comme elle ne bronchera guère plus lorsqu'elle apprendra de son futur bourreau que celui-ci l'a habillée pendant sa perte de connaissance. Et c'est cette même minette, dont la pudeur semble radicalement absente, qui préfère terminer de bosser que de retrouver sa famille et qui méprise quasi ouvertement le petit personnel. Bref un personnage principal surprenant que le spectateur a tendance à considérer comme l'archétype de la pouffiasse... D'autant plus surprenant lorsque apparaît le bad-guy, jeune homme séduisant ayant certes quelques problèmes émotionnels certains, mais qui semble surtout être profondément et sincèrement amoureux de notre héroïne par obligation. Et comme celle-ci refuse de passer un petit moment culinaire avec lui, il décide de l'obliger à rester et de profiter un petit peu de la soirée en tout bien tout honneur... La Working girl prétentieuse étant prévenue à la dernière minute poussera le bouchon rapidement un peu trop loin (dès le départ en lui plantant une fourchette dans le dos - drôle de façon de remercier la fée du logis) et entraînera le malheureux psychopathe vers un point de non retour, celui de la haine et de la violence gratuite et rancunière.








































