

SHORTBUS - L'ultime orgasme
Shortbus est certainement l'un des grands chef d'oeuvres méconnus de ce début de millénaire... D'une puissance visuelle et émotionnelle incroyable, cet hymne à la jouissance, au bonheur et tout simplement à la vie est une oeuvre (bi)sexuelle qui s'apprécie en long, en large et en travers. Généreux dans son approche de l'humain, touchant dans sa manière de narrer les vices les plus enfouis avec la plus simple candeur, John Cameron Mitchell touche au plus profond de nos êtres, dans cette cavité inconnue où nos désirs se mêlent à nos envies, notre intellect et les perpétuelles questions que nous nous posons. Shortbus est avant tout un film éminament amoureux de la nature humaine et de ce que nous pouvons offrir simplement : le plaisir physique. Reléguant au placard les tabous, les barrières et les limites que la société tente d'imposer à nos esprits troublés, le film de Mitchell se permet de lever le voile sur les sexualités débridées, sur l'orgasme dans ce qu'il a de salvateur et sur l'acte d'amour au sens propre du terme. Car peu importe avec qui, comment et dans quelles circonstances, faire l'amour avec des partenaires consentants peut tout simplement vous ouvrir les yeux sur vous-même et illuminer votre vie. Shortbus tente, d'une certaine manière, de nous faire comprendre que la sexualité doit être vécue pleinement et dans le respect de l'autre... Bref, c'est l'hymne à l'amour. Et à l'image de cette dernière séquence orgasmique et électrique où les lumières de la ville se rallument pour célébrer comme il se doit l'extase d'une femme atteignant le plaisir ultime, le film nous offre en continu une multitudes de scènes belles, sexuelles et prônant l'ouverture d'esprit. Et pour citer un très bon ami qui ne pourra jamais plus faire l'amour sans penser à cette splendeur cinématographique bouleversante : « il faudra du temps pour se remettre d'une telle expérience »... Mais ce sont bien les votres, d'expériences, qui permettront de continuer à vous nourrir et à vous construire. Alors faites l'amour, pas la guerre et protégez-vous. On vous aime.

LE SECRET DE BROKEBACK MOUNTAIN - Jeux de regards
Sortons des sentiers battus et n'oublions pas que le cinéma a parfois su réserver de sublimes histoires d'amours que l'on prèfére parfois cacher. Malheureusement... Le secret de Brokeback Moutain d'Ang Lee, s'il est plutôt avare en scènes purement sexuelles, reste néanmoins profondément excitant dans sa manière d'appréhender l'amour entre deux êtres ! Il n'y a qu'à apprécier le jeu de séduction entre les deux hommes pour se laisser aller et comprendre que certains sentiments amoureux ne devraient pas connaître de limites... Alors forcément, les sensibilités variables des spectateurs masculins se confronteront de façon toujours différentes face à cette oeuvre émouvante, dramatique mais également purement troublante. Car pourquoi ne pas considérer que ce genre de choses peut arriver. Ainsi, face à deux comédiens aussi virils et masculins que Jake Gyllenhaal et Heath Ledger qui se roulent un patin des plus mémorables lorsqu'ils se retrouvent pour la première fois depuis plusieurs mois, difficile de rester de marbre. Car au-delà de la simple séquence homosexuelle, il y a dans cette étreinte une dose inouïe de sensualité, de volupté et de brutalité sexuelle qui éveille le dégoût pour les plus abrutis, de la tendresse pour les sensibles et de l'excitation pour les enflammés. Bref, l'amour, même s'il est partagé par deux personnes du même sexe peut éveiller chez le spectateur le désir d'aller retrouver sa copine (ou son copain) pour lui déclarer avec la même ferveur, sa passion. Et quoi de mal à ça ?

















































