

En entamant la vision de Gabriel, premier film du réalisateur Shane Abess, on est submergé par un festival d'effets digitaux contrebalancés par un acting et une direction d'acteurs approximatifs, le tout bercé par un sur-découpage clipesque qui n'est pas sans rappeler les premiers films de jeunes réalisateurs depuis confirmés, avec en tête le Razor blade Smile de Jake West en tête. Ainsi, les premiers affrontements entre Gabriel et les anges déchus font plus penser à un jeu vidéo speed mai un peu cheap, tenant plus du Max Payne du pauvre que du Devil May Cry. Mais au fur et à mesure que l'oeuvre progresse, on se sent happé conjointement par la vision du réalisateur d'offrir un monde sombre et nihiliste et par une ambiance envoutante et un scénario finalement dense et jusqu'auboutisme.
David Brami
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