Troisième numéro déjà et vous êtes toujours plus à nous lire, ce qui nous met tous dans un état de joie proche de la transe. David A. se prend dorénavant pour
Luke l'Invincible, il ferait mieux d'éviter certains chocs ; il serait dommage que son absence vous prive des tests DVD de
Nana (prochainement dans nos colonnes). David Brami, encore tout émoustillé d'avoir testé
Neon Genesis Evangelion et
le Chevalier d'Eon, se prend à rêver d'avoir un aussi bel EVA-01 que Shinji, ce qui, avouons-le, ne paraît pas idéal pour se déplacer dans les rues bondées de Paris. Puisse-t-il entendre nos recommandations ! Et puis s'il n'y avait que ça, les frais de stationnement seraient bien vite exorbitants. Enfin n'oublions pas non-plus notre dernière recrue, PitouWH, notre mystérieux chevelu (ils sont donc deux à la rédac' !) qui vient de se découvrir une passion pour les shojo et les animés pour jeune fille, mais attention David A. n'est jamais loin quand on marche sur ses plates bandes. Non, on ne vole pas les tests de
Nana à David A. !

Pour l'édito de cette semaine, j'ai bien envie de revenir sur deux points. Le premier concerne bien entendu la sortie événement de
Evangelion dans une édition remasterisée aux qualités techniques discutées dont vous trouverez le test ci-dessous. Ce préambule me permet de partager avec vous les impressions qui avaient su m'envahir lors de ma première vision de l'oeuvre. Non-seulement je l'avais dévorée intégralement (les 2 films compris) en une seule journée, mais elle suscita en moi des sensations étonnantes sur de nombreux mois. A travers les personnage de Shinji, Asuka, Rei, les EVA, et le studio Gainax lui-même à la création (après un formidable
Gunbuster sans oublier
DAICON IV), c'était rien de moins que toute l'industrie de l'animation japonaise qui subissait un impact monstrueux et durable, comme l'atteste aujourd'hui le culte dont fait encore l'objet la série. Rares sont les oeuvres qui peuvent se targuer d'avoir modifier la perception d'un public en profondeur, on retiendrait bien entendu
Mickey,
Blanche Neige et les Sept Nains,
Akira,
Neon Genesis Evangelion,
Ghost in the Shell et bien d'autres encore ... Aujourd'hui le temps avance inexorablement et nous trouvons d'autres succès majeurs (qui a dit
Naruto?) qui marquent les passionnés de maintenant. 12 ans déjà ont passés et la boucle se confirme avec la production d'un
Rebuild of Evangelion, de nouveaux films initiés par les créateurs initiaux dans le but de conclure idéalement la série. Le culte est toujours aussi important, en espérant qu'il ne soit pas seulement dicté par le mercantilisme opportuniste et cynique de notre époque.

Deuxième point rapide, vous avez - dans nos colonnes de la semaine dernière -discuté des politiques tarifaires de différents éditeurs. Vous nous faisiez remarquer que certains éditeurs pratiquaient toujours des prix assez hauts. Cette impression, nous la partageons aussi, car si nous comprenons bien entendu qu'avec une concurrence aussi féroce, il est difficile d'appliquer des prix planchers (les seuils de rentabilité de certains titres ne seraient jamais atteints !). Il ne faut pas oublier que la japanime attire principalement les adolescents et les jeunes adultes, or ces catégories n'ont pas un budget extensible. Dans ces conditions proposer des séries incomplètes à des tarifs proches de 50 euros apparaît être une stratégie étonnante. Il en va donc aux consommateurs de se faire entendre (ce que vous faîtes) et à nous d'en faire l'écho, à l'occasion, à nos chers éditeurs. A bon entendeur ...
Il ne nous reste plus qu'à souhaiter à tous un agréable moment en notre compagnie. Attention à l'indigestion de lecture ;) ...
Dewa, mata raishuu.