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NOS PIRES ADAPTATIONS

NOS PIRES ADAPTATIONS

Tout sur DA VINCI CODE - La Critique - Le 2008-03-05 13:21:16


La rédaction dvdramienne, toujours à l'affût de vos réflexions cinéphiliques, s'est demandée quelles étaient nos pires adaptations de livres au cinéma. Plusieurs rédacteurs ont ainsi mis en exergue les adaptations qu'ils ont détesté plus que tout. A vous de nous faire part des votres dans les forums et les blogs !


DA VINCI CODE
Le best seller de Dan Brown appelait naturellement une adaptation cinématographique. Le roman n'était pas un chef d'oeuvre littéraire en lui-même. Mais il était riche d'une intrigue très habilement construite à partir d'une succession de coups de théâtre, d'énigmes renvoyant à d'autres énigmes dans un jeu historique et érudit extrêmement divertissant. Le résultat adapté par Ron Howard est très décevant, comme une illustration plan-plan, molle et sans génie, là où le roman était trépidant, haletant, irrésistible. Pas qu'il soit infidèle au livre, il lui colle même avec une application irritante, sans aucune idée de mise en scène pour le transcender et le rendre cinématographiquement intéressant. On se souvient que des mauvais livres ont donné de grands films comme Sur la Route de Madison de Clint Eastwood. Ici ce n'est simplement pas le cas. Le cinéaste se contente de se reposer totalement sur le roman, sur son succès assuré. Le casting fait également preuve d'un manque d'inspiration assez dommageable. Tom Hanks se contente du minimum syndical en incarnant un Robert Langdon sans âme et Audrey Tautou une Sophie Neveu atone, y compris lorsqu'elle apprend sa glorieuse ascendance. Seul Ian McKellen parvient à se distinguer un peu en excentricité dans la peau de Teabing, érudit anglais fantasque et plein de surprises. Mais tout cela n'est pas à la hauteur du phénomène et à force de coller trop littéralement au livre en manque l'essentiel : il était un jeu incessant avec l'Histoire. Les énigmes passent trop vite, les évènements s'enchaînent, exposés d'une manière totalement lénifiante. Contre toute attente, on s'ennuie. Les rebondissements abracadabrantesques auraient mérité plus de dynamisme, un peu à la manière de la série Alias de J.J Abrams, dont la mythologie autour d'un prophète imaginaire fait souvent songer au Da Vinci Code. Cela devait être au moins jubilatoire et énergique. Hélas, ce n'est pas le cas.


TROIE
Une adaptation de l'Iliade, pourquoi pas ? Avec les avancées technologiques, on y songeait depuis Gladiator et le Seigneur des anneaux (brillante adaptation s'il en est, si parfaite qu'on a bien de la peine à imaginer un autre univers que celui développé par le film)... L'époque s'y prêtait, on pouvait enfin avoir une oeuvre qui rendrait justice au grand poème homérique, fondateur de la culture occidentale. On se prenait à rêver aux batailles entre les dieux, mis en regard de la guerre que se livraient les hommes, une grande fresque mythologique comme il est maintenant possible d'en concevoir sans l'effet carton-pâte, sympathique mais kitsch des peplums d'antan. On n'était certes pas forcés de coller au texte, pour ne pas que les spectateurs se fassent hara-kiri, quand un héros se présente et qu'Homère trace tout son arbre généalogique ou en se permettant de passer vite sur le catalogue des vaisseaux (auquel beaucoup de lecteurs ne résistent pas). On espérait tout de même retrouver la furie des batailles, les passions des dieux, les rivalités entre les hommes, l'horrible fin de Troie, l'amour d'Achille et Patrocle. Même si Wolfgang Petersen se dissocia habilement d'entrée de l'oeuvre écrasante, on était en droit d'attendre quelque chose d'approchant. On eut exactement le contraire. Déjà on évacue les dieux, parce que bon, ça embrouillerait les ruminants de pop corn. Ensuite on fait un Brad Pitt, version musclor, pour incarner Achille et on le découvre alité avec plusieurs femmes au début du film, parce qu'ils n'étaient que bons amis avec Patrocle, rien de plus, bande de dégoûtants. On caricature bien grossièrement Ménélas, genre irlandais alcoolique, pour montrer qu'il est pas gentil. Ensuite dans le rôle de Paris, le tourmenté, on met Orlando Bloom, plus lisse que jamais. Comme Hélène de Troie, on caste Diane Kruger qui est très belle. On ressort le vieux Lawrence d'Arabie en guise de roi Priam, Peter O'Toole, gage de majesté. Eric Bana pour faire un Hector bien robuste à opposer à Achille, super énervé qu'on ait tué son meilleur pote... Ajoutez à cela des effets numériques tellement proprets qu'ils se voient comme le nez au milieu de la figure et des batailles si nettes que l'on n'y voit que très rarement une goutte de sang... N'en jetez plus, ce film est un blasphème. De plus, la chute finale de Troie rappelle furieusement ces décors de pacotille des vieux films sur l'antiquité. La débâcle est complète. Bref, il y avait les moyens de faire un grand film. Mais l'absence totale d'ambition artistique (pour se hisser à la hauteur d'une oeuvre incontournable), la volonté de simplifier à l'extrême le récit homérique font de ce film une grande et très énervante occasion manquée.

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TROIE - DIRECTOR'S CUT
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loris dans les daubes je note aussi "prisonnier du temps"    25 mars
loris j'ai bien aimé da vinci.. en plus la musique de fin est géniale !    25 mars
budd pas d'accord pour Troie    05 mars
Barry Lyndon évidemment    05 mars
Snowman Frankenstein    05 mars
MEEEA Bale est Bateman    05 mars
kuze american psycho...    05 mars
toto-arrigato Euh dreamprophet...    05 mars
DreamProphet Nawak    05 mars
le-duke sujet un peu con et baclé...    05 mars
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