
PREVIEW : CAOTICA ANA, LE NOUVEAU JULIO MEDEM
Tout sur CAOTICA ANA - Photos - Le 2008-03-06 10:15:19
Cela faisait un petit bout de temps que l'on désespérait de ne plus avoir de nouvelles de Julio Medem, cinéaste espagnol unique en son genre, qui nous avait laissés il y a sept ans avec un très beau et très chaud Lucia y el sexo où il dépassait avec plaisir les bornes du sexuellement correct. Après un documentaire au titre trompeur passé inaperçu (La pelote basque: la peau contre la pierre sur le conflit basque), il revient avec Caotica Ana, pour rappeler à quel point son univers sexuel et morbide bande toujours autant. Bonne nouvelle, en apparence. Pendant près de deux heures, on suit le destin torturé d'une demoiselle naïve qui vit à Ibiza seule avec son père dans une grotte, passe sa vie à se baigner nue dans l'eau, prend des hallucinogènes en discothèque et, le reste du temps, peint des toiles pour le simple plaisir des mécènes. Un jour, elle est acceptée dans une école d'art à Madrid. Là-bas, la frêle Ana découvre que l'art n'est plus rien face à la douleur d'un monde agressif et violent. Ainsi, elle se mue en ange exterminateur qui hallucine, voyage dans le temps, dans sa tête.

Pas la peine d'avoir consommé des substances illicites pour suivre le fil narratif sinueux qui témoigne comme toujours de l'ambition démesurée d'un cinéaste à l'humeur morose. Medem a dédié Caotica Ana à sa fille et sa soeur, récemment décédée, et offre sa vision d'un monde où l'innocence est corrompue et l'art, impossible. Le casting international (présences de Nicolas Cazalé et Charlotte Rampling) ajoute à la singularité. Dès les premières images, la reconstitution kitsch incite le spectateur à assimiler le ton de la fable irréelle. Le choix d'un personnage principal féminin aux yeux candides donne au récit des allures de parabole Dostoïevskienne où une âme pure est rongée par le cynisme d'une société ayant appris à vivre sans elle (elle frôle les mains des badauds dans la rue).
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LE COIN DU CINEPHILE : L'ECUREUIL ROUGE (JULIO MEDEM)Ceux qui connaissent les fictions du réalisateur savent que ce cinéaste-là n’opè... | ||







LE COIN DU CINEPHILE : L'ECUREUIL ROUGE (JULIO MEDEM)

































