

THE PARTY
Probablement le sommet de la collaboration entre Blake Edwards et Peter Sellers, The Party est encore aujourd'hui une référence en comédie. Bijou de mise en scène où le découpage sert constamment le gag et gigantesque terrain de jeu pour Peter Sellers dans le rôle de Hrundi V. Bakshi comédien hindou médiocre qui se retrouve, suite à un malentendu, invité à une soirée guindée chez un producteur hollywoodien. L'ouverture du film nous a présenté Bakshi comme un personnage naïf et attachant qui se révèle être un cataclysme ambulant. Il devra alors se contrôler et se faire le plus discret possible pour se mêler et se faire accepter par le gratin hollywoodien. Il ne faut pas attendre longtemps après son arrivée pour voir la machine à détruire / à rire Peter Sellers se mettre en marche. Tout dans cette scène résume le talent des deux maîtres d'oeuvre du film. Le jeu, les mouvements, les regards de Sellers sont incroyables alors que les cadrages de Blake Edwards servent à mieux isoler (ou non suivant l'enjeu de l'action de Sellers) Hrundi V. Bakshi face aux autres invités. Étirant au maximum la durée du gag pour en tirer toute son efficacité. Edwards met lentement en place les éléments (la chaussure, Sellers, le cours d'eau) pour laisser le temps au spectateur de s'imaginer la suite des événements et les gaffes potentielles, pour mieux le surprendre ensuite :
QUAND LA PANTHERE ROSE S'EMMELE
Quatrième opus des aventures du flic Français le plus maladroit du monde, et étrangement, le filon ne semble pas s'épuiser. Le passage le plus drôle du film se déroule lors d'une simple scène d'interrogatoire, combinant les meilleurs gags de la série. L'inspecteur-chef Clouseau (Peter Sellers) nous démontre encore une fois ses talents à transformer une simple enquête de routine en total chaos. L'action prend place dans une vieille bâtisse bourgeoise en Angleterre. Après le kidnapping du maître de maison, l'inspecteur réunit tous les suspects dans le salon. Bien entendu, la scène est prétexte à une parodie de films d'enquête, et on retrouve tous les personnages communs de ce genre de passage : le cuisinier, le majordome, la femme de chambre, le jardinier et l'apiculteur (?). Clouseau débarque donc dans la pièce (via une chute dans les escaliers), marche sur le pied de la femme de chambre, détruit une armure, se bloque la main dans un gant surmonté d'une masse d'arme. Masse d'arme qui atterrira dans la tête de l'apiculteur lorsque ce sera à son tour de parler (ce qu'il ne pourra pas faire, vu qu'il s'est pris une masse d'arme dans la tronche). Ce même apiculteur qui aura perdu une abeille, abeille qu'essayera de chasser Clouseau en plantant la masse d'arme dans un piano posé malencontreusement dans un coin de la pièce. Pour finir, le pauvre inspecteur en restant trop près de la cheminée se brûle la main avec la masse d'arme, main qui se retrouvera bloquée dans un vase par la suite. Vase avec lequel l'inspecteur se cognera, provoquant la chute d'un fusil de son râtelier, se déchargeant sur le postérieur du superintendant de Scotland Yard. Ainsi, on assiste donc à un passionnant jeu de dominos multipliant les gags visuels, interrompu de temps en temps par des dialogues croustillants du genre :
- Ce piano est d'une valeur inestimable
- Plus maintenant...
Ou bien :
- Qui êtes-vous ?
- Shork, le jardinier.
- Et vous-êtes ?
- Le jardinier.
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