
10 000
Un film de Roland Emmerich
Avec Steven Strait, Camilla Belle, Cliff Curtis, Nathanael Baring, Tim Barlow, Joel Fry, Mona Hammond, Marco Khan, Reece Ritchie, Omar Sharif, Joel Virgel, Mo Zinal, Affif Ben Badra
Date de sortie : 12 mars 2008

10 000 ans avant notre ère, au coeur des montagnes... Le jeune chasseur D'Leh aime d'amour tendre la belle Evolet, une orpheline que sa tribu recueillit quelques années plus tôt. Lorsque celle-ci est enlevée par une bande de pillards, D'Leh se lance à sa rescousse à la tête d'une poignée de chasseurs de mammouths. Le groupe, franchissant pour la première fois les limites de son territoire, entame un long périple à travers des terres infestées de monstres, et découvre des civilisations dont il ne soupçonnait pas l'existence. Au fil de ces rencontres, d'autres tribus, spoliées et asservies, se joignent à D'Leh et ses hommes, finissant par constituer une petite armée. Au terme de leur voyage, D'Leh et les siens découvrent un empire inconnu, hérissé d'immenses pyramides dédiées à un dieu vivant, tyrannique et sanguinaire. Le jeune chasseur comprend alors que sa mission n'est pas seulement de sauver Evolet, mais la civilisation tout entière...
10 000 de Emmerich, c'est un peu le blockbuster que nous attendions pour s'en prendre plein la vue en ce début d'année un peu sage en la matière. Rappelons les faits, Roland Emmerich (Independence Day, Godzilla) veut nous faire sa Guerre du Feu à la sauce « bigger than life ». Pourquoi pas ?
La tribu de notre héros, D'Leh (Steven Strait) parle ainsi un anglais un peu cheap mais parfaitement compréhensible pour tous. Cette entorse à la grande histoire de l'homme n'est pas en soi rédhibitoire, il suffit de prendre 10 000 pour ce qu'il est, un grand divertissement, une super-BD ne cherchant pas à singer notre passé collectif. Outre la langue, on passera aussi sur cette gentille tribu aux dreadlocks fascinantes. Rappelons à nouveau que le film ne cherche pas à toucher la moindre vraisemblance historique, il propose une aventure à grand spectacle grand-public et ne s'adresse donc pas aux anthropologues purs et durs.

Les vrais problèmes sont ailleurs. Et on se demande bien pourquoi 10 000 n'arrive pas à atteindre le souffle épique qu'il devait clairement avoir. La réponse se situe sans doute en partie dans le scénario. Nous avons tous en tête des exemples comme 300, voire même Conan le Barbare, l'énergie de ce type de film tient à la puissance qu'ils ont à donner une ode à la force, à magnifier l'homme dans son environnement quel que soit la moralité de leurs actes. La beauté vient non seulement des effets spéciaux, mais bien entendu des jeux d'acteurs et de la mise en scène obligatoire du scénario.
Petit rappel, pour bien installer un héros et ses compagnons, il faut disposer d'une némésis, d'un "méchant" au moins aussi fort et imposant. Et c'est avec étonnement que nous devons bien avouer là l'une des faiblesses du dernier Roland Emmerich.
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