

PORCO ROSSO
Depuis ses origines, le cinéma d'animation japonais est marqué par le panthéisme, système philosophique et religieux qui implique de croire que Dieu n'est pas un, mais est partout. Dans la Nature, plus particulièrement, ce qui explique que les créateurs et artistes locaux imaginent des personnages aux traits animaliers, de la manière la plus naturelle qui soit. Dans le domaine, le maître Hayao Miyazaki a de l'expérience. Avant de fonder ses célèbres studios Ghibli, il avait déjà donné au célèbre détective Sherlock Holmes une allure canine, à l'occasion d'une série animée ayant fait les beaux jours d'Antenne 2 et de TF1. Et si l'on n'oublie pas les gros chats de Mon Voisin Totoro, le personnage le plus emblématique de cette tendance anthropomorphique se trouve dans Porco Rosso. Le héros, Marco, est un pilote d'avion italien, victime d'une malédiction qui le transforme... en cochon ! Ce qui ne l'empêche pas de jouer le bourreau des coeurs auprès de son grand Amour, Gina, et d'être un as du manche du balai, virevoltant lors de fabuleuses batailles aériennes. Ce porcin bougon (on peut le comprendre), attachant au possible, a en plus gagné lors de son arrivée en France une voix unique, celle de Jean Réno. Quinze ans après sa sortie, Porco Rosso demeure une réussite éclatante dans l'exigeante carrière de Miyazaki, à redécouvrir.

BEETHOVEN
Beethoven : le seul chien au monde qui a choisi son nom, en écoutant l'un de ses maîtres jouer au piano. Pour une durée d'environ 90 minutes, ce film est plaisant à voir ; on rigole bien et on se laisse toucher par la tendresse de Beethoven. Certes le film n'a pas d'autre ambition que de divertir un large public, tout en s'adressant essentiellement aux petits enfants. La réalisation est basique, le scénario très moralisateur, et les comédiens en font vraiment des tonnes dans l'espoir de nous voir décrocher un sourire. Il est d'ailleurs amusant de retrouver en tête d'affiche le comédien Charles Grodin, qui après avoir chassé le gorille géant dans le King Kong de John Guillermin, doit ici affronter un chien de plus de 70 kg. Dur, la vie d'artiste ! Le film fit un carton au cinéma, accouchant d'une suite (inévitable) avec les mêmes comédiens, et d'autres destinées directement au marché vidéo. Bref, ce métrage est une vraie comédie familiale dans la plus pure tradition Hollywoodienne. Et je dois vous avouer avoir adoré cette histoire durant ma plus tendre enfance. Serait-ce encore le cas aujourd'hui ? Il faudrait tester. Allez, rien que pour revoir David Duchovny agressé par notre gros toutou, ça vaut le coup !
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