
DEAUVILLE ASIE : HOMMAGE ET FILM CHOC
Tout sur FESTIVAL DE DEAUVILLE ASIE - 2008 - Le 2008-03-14 07:38:54
Keeping Watch
Le programme s'enchaîne très rapidement avec un premier film d'une réalisatrice taiwanaise, Fen Fen Cheng, Keeping Watch. L'oeuvre est particulièrement touchante. Ching, gérante d'une horlogerie, rencontre Han un jeune homme qui ne cesse de vouloir réparer sa montre. Chin et Han, deux êtres solitaires, différents, qui trouvent au contact l'un de l'autre une histoire à partager.
A peine sortis de la projection, nous devons nous préparer pour la conférence de presse attendue avec Im-Kwon Taek à l'hôtel Royal. Cette rencontre de ¾ d'heure est, à notre grande surprise, très intimiste. C'est l'occasion de poser quelques questions sur son dernier film, Beyond the Years, mais également sur sa longue et prolifique carrière, sans oublier un état des lieux du cinéma coréen actuel. Une petite séance d'autographes plus tard, et quelques coups de fil pour planifier des interviews, nous poursuivons avec la projection de Beautiful, un film de Juhn Jaihong, sur une histoire originale de Kim Ki-Duk. Le film relate l'enfer vécu par une femme d'une beauté exceptionnelle. Les petites touches d'humour se combinent avec la crudité de certaines séquences. Si David A. fut séduit par ce mariage au traitement subtil, Vincent M. regrette cependant un argument de film qui tourne un peu trop court, même si le métrage possède des fulgurances fascinantes.

Beautiful
Dès la sortie de la projection, une pléthore de messages nous attendent pour notre plus grand bonheur. Nous avons alors 10 minutes pour mettre en place un entretien avec Fen Fen Cheng tout en préparant ceux du lendemain qui enchaîneront Lucas Belvaux, Jean-Hugues Anglade, Kôji Yakusho, Juhn Jaihong, Marc Caro, Joe Hisaishi, et enfin Jia Zhang-ke. Le grand regret de l'un de vos journalistes préférés (vous allez bien deviner lequel ?), le report indéterminé de l'interview de Vahina Giocante pour cause de planning trop chargé ! Les 20 minutes passées avec la talentueuse réalisatrice taiwanaise nous permettent d'en savoir plus sur elle.
Après une courte pause casse-croûte, la soirée débute avec les deux hommages japonais de cette édition 2008, le compositeur Joe Hisaishi et l'acteur Kôji Yakusho. Suivi de la projection du film Funuke Show some Love, You Losers, de Yoshida Daihachi. Ici, il est question d'une famille composée entre autres d'une soeur aînée actrice capricieuse et dégénérée, et d'une soeur cadette adepte du manga morbide basé sur le tempérament égocentrique de sa grande soeur. Parfois tragique mais sensiblement plus léger par son ton décalé, le film aura quelque peu divisé nos impressions. Trop de longueurs et de lieux communs d'un côté, et curiosité sympathique et typiquement nippone de l'autre. Faîtes vos choix, Camarades !

La soirée s'achève enfin avec un film coup de poing sans concessions, Slingshot, sur les bidonvilles d'une grande cité aux Philippines. Tourné en vidéo, caméra à l'épaule, nous suivons le quotidien de petites frappes vivant de trocs, de vols et d'arnaques. Véritable jungle urbaine avec des modes de vie parallèles rendus nécessaires par une économie à sens unique. Slingshot sera certainement le film à part de la sélection, un film politique, engagé qui aura su nous enthousiasmer au-delà de toute attente.
La journée de demain s'annonce d'ores et déjà passionnante et toujours pleines de surprises.
VM, DA.
![]() | ||
DEAUVILLE ASIE 2008 : C'EST PARTI !Le Festival du Film Asiatique de Deauville, jour 1, c'est parti ! Bien que le dé... | ||







DEAUVILLE ASIE 2008 : C'EST PARTI !

































