

Si le film intrigue, c'est dans sa manière de mêler des éléments fictionnels et la réalité, jean Claude n'est plus la star de ces dernières années, ces films ont souvent l'honneur des bacs vidéos et non plus des salles obscurs.Jean Claude Van Damme est une incarnation du rêve américain et de ses dérives. Il a réussit en venant de nulle part à Hollywood, mais ses excès l'ont détruit. Reste un acteur, dont chaque recoin du visage est marqué par les excès du passé. Un visage pas si éloigné de celui de Stallone. Beaucoup de personnes posent un regard ironique sur cet homme, s'amusent de lui alors qu'il y a dix ans quand ils étaient adolescents son portrait était posé sur leurs murs. Pourtant cet homme est un miroir de l'Entertainment, sa magnifique capacité à broyer les êtres humains. A la manière d'un Falstaff shakespearien, les excès de Van Damme sont un éclairage sur notre condition humaine. Van Damme n'est pas l'idiot si souvent décrié, on n'arrive pas à faire sa place comme ça lorsque l'on est un petit karatéka belge. De la même manière, sa volonté de chercher des réalisateurs, comme Ringo Lam, Tsui Hark ou John Woo nous indiquent que l'homme a une vision plus poussée qu'il n'y paraît. Van damme est « too much », il est emprisonné quelque part entre le sérieux et le grotesque, la tragédie et la comédie. C'est un acteur en perpétuelle représentation.
Pour ma part je préférais toujours un Van Damme tellement humain à ces petits acteurs imberbes, sans aucunes aspérités, trop propre sur eux que nous balancent désormais Hollywood. JCVD est le film d'un homme brisé, d'un Icare qui s'est trop approché d'un soleil californien qui l'a brulé de l'intérieur. Néanmoins, il a regardé ce soleil en face, il a eu le courage de se jeter dans le vide alors que la plupart des êtres humains n'osent jamais le faire. Dans ce plan séquence que je vous laisse découvrir, c'est toute la dualité de son existence d'homme qui est posée ici, entre l'homme de spectacle et l'être blessé.
Retrouvez le trailer du film en cliquant sur le lien ci-dessous:
BANDE-ANNONCE
William Couette
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