

DIRTY DANCING
Dirty Dancing est une vraie merde, je le sais. Un film prétexte à émouvoir les jeunes filles tout en faisant naître des vocations de danseuses, avec en plus une publicité mensongère puisque la "danse sale" promise par le titre reste quand même très sage. Et le scénario manque carrément de finesse, avec un manichéisme assez appuyé (heureusement rattrapé à la fin lorsque l'on apprend que ce sont les petits vieux qui ont volé l'argent) qui sépare les personnages en trois catégories : les vieux cons, les jeunes cons et les jeunes cools. Les jeunes cools étant bien sûr les pauvres, tandis que les riches sont les cons. Et même si cela recoupe quelque peu le fond de ma pensée, n'est pas Cry Baby qui veut, le clivage entre les différents partis étant ici assez simpliste entre crêpages de chignons familiaux et engueulades amoureuses dignes des pires soap. Pourtant, le film garde une certaine place dans mon coeur, non pas parce que je l'aurais beaucoup vu dans ma prime jeunesse mais parce que ma petite soeur, elle, l'a beaucoup regardé. Dirty Dancing est de cette façon devenu pour moi comme "ces chansons que l'on entend sans écouter, un des éléments accrochés sur la toile de fond de mon enfance (oooh, c'est beauuu). Je ne me rappelle donc pas vraiment des scènes de danse - c'est con quand on fait un dossier sur les films de danse, j'avoue - mais les chansons... Ah! le Time of my Life chanté par Patrick Swayze (une pensée émue pour cet acteur qui vient de récemment voir le "time of his life" se raccourcir), véritable icône kitsch issue tout droit des 80's et que je ne peux m'empêcher de chantonner dès que je l'entends, même après toutes ces années. Et puis il y a ces répliques que j'ai entendu et sur-entendu : "ça, c'est MON espace ; et ça, c'est TON espace", "On ne laisse pas Bébé dans un coin" et sans oublier, bien sûr, cette réplique que m'a soufflé un collègue la larme à l'oeil : "Hier encore, j'mangeais des nouilles pour survivre"... faudrait peut-être que je le regarde pour de bon, ce film, parce que ça n'a pas l'air si mal tout compte fait !

BILLY ELLIOT
Voilà une belle surprise. Le jeune Billy se prend de passion pour les cours de ballet qui se déroulent dans son club de boxe. Dans le milieu ouvrier d'où il est issu, sa vocation apparaît pour le moins incongrue. Il s'impose avec détermination, affirmant avec force son don, contre sa famille (sa relation avec son père et l'évolution de celui-ci est particulièrement touchante). Le film trouve un bel équilibre entre une Angleterre en crise et en proie au chômage, et la grâce visée par le jeune héros, dans des scènes de danses, poignantes d'authenticité, qui n'ont pas l'air de simples numéros ajoutés comme des intermèdes au récit comme c'est parfois le cas. La bande originale vient parfaire le tableau: on y entend T-Rex, the Clash. Une belle énergie traverse le film, presque une rage à s'élever contre la fatalité. Peu à peu, Billy emporte tout son monde dans son rêve et bat tous les préjugés et les idées reçues sur la danse classique. On est touché par son opiniâtreté et la beauté brute de ses chorégraphies. Jusqu'à ce saut majestueux qu'il effectue à la toute fin du film. C'est une oeuvre inattendue et hors du cadre habituel, un peu à l'image des Virtuoses qui plongeait dans le quotidien d'une ville minière à travers l'histoire d'une fanfare en Irlande.
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PORTRAIT : MARLON BRANDODans l'Equipée sauvage, qui imposa définitivement Marlon Brando... | ||
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PORTRAIT : MARLON BRANDO
































