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CINE : SANS ARME NI HAINE NI VIOLENCE

CINE : SANS ARME NI HAINE NI VIOLENCE

Tout sur SANS ARME NI HAINE NI VIOLENCE - La Critique - Photos - Le 2008-03-19 05:48:45


La première réalisation de Jean-Paul Rouve, consacrée au gangster Albert Spaggiari, à défaut d'être une vraie biographie, se révèle être une véritable curiosité. Un film léger et original, qui débute de manière pop et clinquante, mais se transforme peu à peu en chronique intimiste et mélancolique. L'ex-Robin des Bois, qui prend un malin plaisir à jouer le braqueur niçois, réussit globalement son baptême de metteur en scène, même si le manque d'enjeux de son histoire peut parfois être frustrant.

SANS ARME NI HAINE NI VIOLENCE
Un film de Jean-Paul Rouve
Avec Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche, Alice Taglioni, Patrick Bosso, Maxime Leroux
Durée : 1h28
Date de sortie : 16 avril 2008

sans arme ni haine ni violence

Le 19 juillet 1976, à Nice, Albert Spaggiari devient d'un coup l'un des malfrats les plus recherchés par la police française. Avec l'aide de mafieux et d'anciens camarades de l'armée, il vient de dérober 49 millions de francs dans la salle des coffres de la Société Générale. Arrêté en 1977, il parvient à s'échapper du bureau du procureur. Quelques années plus tard, un journaliste parvient à obtenir une interview avec le cerveau du « Casse du siècle », toujours en cavale...

Signe des temps, la nostalgie est à la mode dans le cinéma français. L'évocation du « bon vieux temps » des Trente Glorieuses est devenue un argument marketing depuis Les Choristes. Plus près de nous, La Môme a réactivé la passion des Français pour les grandes figures de leur Histoire. Avant de voir Coluche ressusciter devant la caméra d'Antoine de Caunes, ou encore Mesrine incarné par Vincent Cassel, c'est Albert Spaggiari qui revit sous les traits de l'acteur césarisé pour Monsieur Batignole. Loin d'avoir le même budget et les mêmes prétentions que ses collègues, Jean-Paul Rouve n'a pas cherché à réaliser une fresque plongeant dans les arcanes de la mafia niçoise. Il choisit au contraire de raconter l'histoire de ce célèbre casse de Nice en flash-back, à travers le prisme déformant de Spaggiari lui-même.

sans arme ni haine ni violence

Un personnage plein de contradictions, qui apparaît durant un trépidant générique à la Saul Bass, tel le bondissant Belmondo de L'homme de Rio. Narguant la police, lancé à travers les rues niçoises sur une moto, Spaggiari, le cigare toujours au coin de la bouche, apparaît comme un malfrat exubérant et sympathique, malgré son racisme latent et son égocentrisme. Un bond dans le temps (et les années 80) nous permet de le voir reclus dans un pays imaginaire d'Amérique du Sud, où le journaliste Vincent Goumard vient le chercher, lui et sa femme Julia, pour une interview. Entre le reporter et le couple, au fil des confessions, d'étranges liens se nouent.

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  Note des Lecteurs
pak Un film assez bancal. 6    08 mai
 


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5.8/10
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