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DOOMSDAY : APOCALYPSE NOW! - TOUT SUR LE PHENOMENE CHOC

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Tout sur DOOMSDAY - La Critique - Photos - Le 2008-03-19 16:55:55


En 2007, un virus se propage et décime la population. Le gouvernement décide alors d'évacuer les survivants de la zone infectée en construisant un mur immense pour empêcher toute intrusion et/ou évasion. Trente ans plus tard, ledit virus menace de nouveau. Une équipe menée par le Major Eden Sinclair (Rhona Mitra, aussi amusante que Milla Jovovich dans Resident Evil) est envoyée dans la zone infectée pour trouver le remède. Ce qui réserve forcément quelques mauvaises surprises avec des mutants punks dégénérés et des créatures post-apocalyptiques redoutables. Voilà donc le programme scénaristique de Doomsday, nouveau long métrage de Neil Marshall, considéré depuis la réussite de The Descent comme l'un des chefs de file du cinéma horrifique britannique et l'un des membres du collectif Splat Pack avec James Wan, Eli Roth, Alexandre Aja, Darren Lynn Bousman, Greg McLean, Rob Zombie et Leigh Whannell. Avec ce film, il s'inscrit moins dans le film d'horreur traditionnel que dans le genre post-nuke rendu célèbre dans les années 80 par les succès commerciaux de Mad Max Road Warrior, de George Miller, et New York 1997, de John Carpenter; puis récupéré par des cinéastes italiens spécialisés dans le bis (Sergio Martino, Joe d'Amato, Giuliano Carnimeo, Enzo G. Castellari, Bruno Mattei et consorts) avant de tomber en désuétude. Jusqu'à ce qu'on le relance récemment en l'assimilant aux babines sanguinolentes des zombies. A cette nouvelle règle, Marshall dit non. Refuse la performance moderne pour le vintage oldschool. S'amuse à zigzaguer entre les genres pour donner un résultat totalement délirant au mauvais goût assumé qui confirme au passage après le 300 de Zack Snyder que la série B contemporaine ne cesse de se rediriger vers les années 80.


Doomsday a un mérite, un vrai: celui de brouiller les pistes et les opinions. Une fois sorti de la salle, vous aurez certainement du mal à rebrancher votre cerveau pour peu que vous ayez oublié de le mettre en stand-by. Si John Carpenter l'avait réalisé, la critique américaine - plutôt assassine avec l'objet sympathiquement régressif - rivaliserait sans doute de superlatifs. Cette même critique qui risque de multiplier les éloges au sujet du prochain George A. Romero, Diary of the dead, auberge espagnole où toutes les dissertations théoriques semblent admises. C'est un signe de respect. Prenons le risque de ne pas commettre cette grossière erreur qui consisterait à sous-estimer Neil Marshall. Il n'a peut-être pas le background adéquat pour être respectable ou crédible aux yeux des puristes, mais son désir d'utiliser la sous-culture des années 80 sans chercher à la moderniser à outrance plaide au minimum pour la mansuétude. En dépit de ses scories, son premier long métrage, Dog Soldiers, était animé par une vraie croyance au cinéma de genre et ce même s'il flirtait avec un amateurisme énergique et un délire craspec que Peter Jackson première période n'aurait pas reniés. Son second, The Descent, est venu changer la donne en plaçant Marshall comme l'un des grands espoirs du cinéma horrifique. Pour beaucoup, il s'agit ni plus ni moins de l'un des meilleurs films d'horreur récents à la fois pour sa capacité à pervertir les codes (un survival avec des femmes qui peuvent se révéler aussi brutales que des hommes) et à générer des effets angoissants (une séquence mémorable où les filles se filment en DV infra-rouge au fond d'une grotte et une créature albinos, dentue, de la plus répugnante apparence, apparaît). Grâce à cette réputation pas usurpée, il a eu les coudées franches pour réaliser Doomsday, trip post-apocalyptique qu'il fantasmait depuis longtemps.


L'idée du scénario a germé dans l'esprit de Neil Marshall il y a sept ans, en longeant les ruines de la muraille d'Hadrien. A l'origine, il s'agit d'une construction défensive mandatée par l'empereur romain Hadrien et construit entre 122 et 132 après JC. Sa mission consistait à défendre les terres conquises sur l'île de Grande Bretagne des belliqueux peuples du Nord, connus sous le nom de pictos. Ces peuples venaient des Scotts d'Irlande et occupaient la région connue aujourd'hui sous le nom d'Ecosse. Particulièrement belliqueux, les romains eurent du mal à les contrôler et décidèrent de dresser une muraille, afin de mieux contenir les rebelles. Par le pouvoir de la fiction, Marshall a eu envie d'user du contexte pour réactualiser la fonction d'un mur similaire qui servirait de rempart pour protéger l'humanité d'un virus contagieux. Présent au dernier festival de Gérardmer en tant que membre du jury, le réalisateur explique: «Ce film est parti d'une histoire de virus à la Tchernobyl et de mise en quarantaine d'une partie de l'Ecosse. Au moment où l'action se déroule, il n'y a apparemment aucun moyen d'arrêter la propagation du virus. Par la suite, m'est venue l'idée des chevaliers moyenâgeux. En reliant ces contrastes temporels sans avoir recours au voyage dans le temps, j'ai décidé de fragmenter le récit en deux époques distinctes sur trente ans et d'adopter l'hypothèse selon laquelle des survivants se seraient réfugiés dans des châteaux. Il faut savoir que l'Ecosse en est rempli. La nature du film est venue en additionnant ces éléments a priori disparates. Je trouvais que ces personnages de chevaliers ressemblaient à ceux que l'on voyait dans les films de Terry Gilliam ou à l'époque des Monty Python (...) J'ai décidé d'assumer totalement cette part humoristique. Pour cette raison, il ne faut pas prendre Doomsday au sérieux. C'est clairement un délire au millième degré et il se situe en cela très loin des récents films post-apocalyptiques comme 28 semaines plus tard ou Je suis une légende

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