
Aujourd'hui, dans la rubrique « nos amours de nanars », nous vous présentons un film qui a failli révolutionner le cinéma, qui aurait pu devenir culte, qui, les yeux fermés, se rapproche d'un Antonioni, mieux, d'un Kubrick... Bref, nous allons toucher ici à l'essence même du nanar, ce film qui hante nos nuits et qui n'aurait jamais dû voir le jour. A notre plus grand regret ! Car nous serions alors passés à côté de ce monument cinématographique, aussi ambitieux que crétin, visuellement audacieux mais loupé dans les grandes largeurs et d'une bétise à toute épreuve, j'ai nommé la grande, la belle, la féline : Catwoman !

Pitof, c'est le nom du réalisateur français que le monde entier nous envie. D'ailleurs, les américains l'ont bien compris et nous l'ont chipés, quelques années après Vidocq, afin qu'il puisse mettre sur pieds un projet de fond de tiroir de la Warner... Très attendu par trois pélerins : un long-métrage consacré à Catwoman. Aperçue dans Batman : Le défi de Tim Burton où le personnage de comics devenait mythique grâce au ronronnement de Michelle Pfeiffer, la femme-chat prend ici les traits d'une toute autre comédienne, très en formes également : Halle Berry. On démarre donc sur la prouesse de l'oscarisée qui, prenant son engagement très au sérieux, devient ici littéralement une belle chatte bien dressée qui tate du fouet avec vigueur. C'est vulgaire ? C'est normal, c'est la french touch. Bref, tout de cuir vêtue, la tendance cette saison pour Catwoman est au fétichisme. Mais attention, c'est n'est pas le chic et choc tant attendu, on devra faire avec ce qu'on nous offre, à savoir un petit soutif de rien du tout et un pantalon explosé comme c'est pas permis. C'est laid ? C'est normal, c'est aussi ça la french touch. Engancée dans un cuir qui lui rentre bien profond, Halle Berry marche avec l'aisance d'une carpe en mettant bien le pied droit avant le pied gauche de peur de se foutre sur la tronche. Repassez les séquences au ralenti (vous verrez ainsi le film en vitesse normale) et apprenez, à l'instar de Carla Bruni, à avancer sur les podiums. Tout comme l'ex-mannequin-chanteuse-actrice-première-dame-de-France, Catwoman se permet quelque fois d'ouvrir la bouche pour émettre des sons (ce sont les dialogues à ce qu'on nous dit). Attention, ce film est entièrement conçu de scènes chocs et donc, logiquement, de phrases chocs. Ecrit avec la plume d'un Régis Laspalès en très grande forme, Catwoman est donc une comédie fantastique où les tirades foudroyantes font l'effet escompté : elles assoment. C'est particulièrement gnangnan, parfaitement débile et personne ne semble s'en soucier...

Car Halle Berry n'est pas seule sur le navire et dans cette terrifiante mutinerie, tout le monde s'est armé de ses plus beaux atouts. Commençons avec Sharon Stone. C'est incroyable : la comédienne luit. Elle brille. Rien à redire, la maquilleuse a bien fait son travail, l'actrice est tout simplement retouchée grâce à la magie des effets visuels. Un halo Photoshop lui cercle le visage et même à contre-jour, Sharon reste plus lumineuse que l'astre principal. Passons donc sur cette peau dénuée de toute nature véritable et continuons le massacre avec Lambert Wilson qui s'est vraisemblablement planté de plateau. Tournant Matrix Reloaded dans la pièce à côté, la coupe de champagne en trop l'a poussé à se retrouver sur le tournage de ce porno cuir lesbien (désolé). On pourrait écrire une thèse sur la prestation de Benjamin Bratt. C'est dit.
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DOSSIER DU NET : CATWOMAN 35 pages !!!
































