
INTERVIEW : JAMES MANGOLD (3h10 POUR YUMA)
Tout sur 3H10 POUR YUMA - galerie de photos - Le 2008-03-26 10:04:29
Dans quelles circonstances avez-vous découvert 3h10 pour Yuma, l'original signé par Delmer Daves en 1957 ?
Je l'ai découvert à l'âge de 17 ans lors de ma première année au lycée. Cette année-là, j'ai réussi à être étudiant de Alexander Mackendrick, le réalisateur de Sweet Smell of Success. Dans ses cours, on pouvait découvrir des vieux films et c'est grâce à lui que j'ai pu voir la première version de 3h10 pour Yuma. J'en suis instantanément tombé amoureux si bien que je l'ai vu à répétition. Je n'ai pas eu immédiatement l'envie d'en faire le remake mais il m'a souvent servi de source d'inspiration notamment pour Copland. A cette époque-là, ce n'était qu'une influence. A un moment donné, j'ai eu l'opportunité de travailler avec Sony Columbia pictures et je me suis rendu compte qu'ils possédaient les droits de ce long métrage. J'ai toujours été très respectueux de l'original, donc je n'ai pas cherché à créer de vraies modifications. En revanche, je me suis dit que ça pouvait être intéressant de raconter la même histoire avec des acteurs actuels.
Quels sont vos westerns favoris ?
Josey Wales - hors la loi, de Clint Eastwood. J'adore Red River, de Howard Hawks. J'ai aussi une affection particulière pour les westerns spaghettis. Mais j'en ai vu tellement que je serai incapable de vous en citer dans le lot.

Votre film ne s'inscrit pas dans la tradition du Nouveau Western. Est-ce délibéré ?
Oui. Le genre est tombé en désuétude dans le cinéma américain depuis longtemps. Dans les années 60, le genre était déjà quasiment à bout de souffle. Il faut voir comment le western spaghetti a apporté du sang neuf. Aujourd'hui, il y a plein de films que l'on qualifie de Nouveau Western mais qui ne sont pas des westerns. Certains d'entre eux se déroulent dans un écrin de western. Prenez l'exemple du Secret de Brokeback Mountain. D'un point de vue marketing, je trouve ça mignon de dire qu'il s'agit d'un western alors qu'en réalité, c'est avant tout une histoire d'amour. En ce qui me concerne, le western est moins défini par l'environnement que la confrontation d'idéaux.
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CLASSE / PAS CLASSE : JAMES MANGOLDJames Mangold revient avec 3:10 pour Yuma, un très bon western dan... | ||







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