
CLASSE PAS CLASSE : MATT DAMON
Tout sur LA VENGEANCE DANS LA PEAU - La Critique - Photos - Le 2008-03-27 10:39:29
GERONIMO de Walter Hill (1994) : un tout petit peu classe
Après ses études à Harvard, quelques pièces de théâtre et une apparition dans Mystic Pizza (la gentille comédie avec Julia Roberts) dans lesquelles il se révèle, Matt Damon se joint à l'équipe de Geronimo, fresque épique autour du célèbre rebelle indien. Le film est dirigé par le grand Walter Hill, (The Warriors, Sans retour, 48h) à peine débarqué du projet The Shadow refourgué à la va-vite à un Mulcahy en petite forme, et le scénario est signé par le non moins énorme John Millius. Entouré par Gene Hackman, Jason Patrick, Robert Duvall et Wes Studi. Le blond y incarne un jeune soldat, le second lieutenant Britton Davis, lancé avec son régiment à la suite de Géronimo et des autres Peaux Rouges renégats, qui se lie d'amitié avec son premier lieutenant, partisan de la cause indienne et qui va petit à petit le faire douter des valeurs colonialistes qu'il défend. Damon trouve ici un très beau rôle mais hélas, et malgré le fait qu'il soit aussi le narrateur, sa performance est écrasée par les interprétations impressionnantes du reste du casting. Aussi arrive-t-il à se rendre crédible tout en restant toujours un peu en dessous des autres... Une première vraie apparition dans un film grand public retraçant l'une des dates marquantes de l'Histoire américaine qui a le mérite d'amener le comédien vers un public sans pour autant le révéler... Dommage.
WILL HUNTING de Gus Van Sant (1998) : très très classe
Damon a eu beau apparaître dans le film de son pote Kevin Smith, Méprise multiple, au côté de son ami de toujours Ben Affleck et malgré son rôle plus important dans A l'épreuve du feu d'Edward Zwick dans lequel il croise Denzel Washington et Meg Ryan, il commence à en avoir sérieusement marre que personne ne lui propose un rôle à l'ampleur de son talent. Aussi, toujours accompagné d'Affleck, il décide d'écrire lui même le scénario du film qui le révélera au grand public et qui le consacrera en tant qu'artiste prometteur... Le film en question sera Good Will Hunting retraçant l'histoire d'un génie s'ignorant, évoluant dans un milieu populaire qui va petit à petit se découvrir de réelles possibilités et pouvoir sortir de ce point de non-retour dans lequel il se trouvait, sous les conseils avisés d'un psy interprété par Robin Williams. Damon s'approprie totalement l'ensemble du film et y prouve son don pour le jeu, laissant le peu de place qui reste à Williams, parfait comme d'habitude, et à Ben Affleck dans le rôle du meilleur ami, condamné à rester dans le quartier de leur enfance ne possédant pas les mêmes capacités intellectuelles... Damon y brille littéralement, alliant une fragilité inestimable et une rage de réussir dévoilant ses réelles envies qu'il véhicule au travers de son scénario. Le film, réalisé par Gus Van Sant (avec qui il débutera une étroite collaboration par la suite) en plus d'être un succès critique et public révèle littéralement les deux comédiens, Affleck et Damon, et leur ouvre les portes de films plus importants. Bardé de multiples prix et de son oscar du meilleur scénario pour un film qui lui aura offert la même reconnaissance que Rocky pour Stallone, Damon s'attaque maintenant à Hollywood...

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN (1998) : très classe
Un succès comme celui de Will Hunting ne peut pas produire de mauvais fruits et le premier retour qu'il aura pour son travail impressionnant viendra directement de l'un des réalisateurs les plus côtés de l'Histoire du cinéma mondial : Steven Spielberg. Le papa des Dents de la Mer met en effet en route un projet venant compléter sa thématique sur la seconde guerre mondiale entamée quelques années plus tôt avec La liste de Schindler. Son film Saving Pivate Ryan est tiré de l'histoire vraie d'une petite section américaine chargée de retrouver le dernier d'une fratrie de soldats américains dans le but de le ramener à la maman le tout dans la Normandie ravagée par les combats incessants. La section est composée d'un casting exemplaire (Tom Sizemore, Edward Burns...) avec sa tête le toujours incroyable Tom Hanks. Difficile donc pour Spielberg de trouver un acteur possédant à la fois le charisme et le talent suffisant pour incarner l'homme tant recherché... D'autant plus que le personnage est plus complexe qu'il n'y paraît puisqu'il est avant tout un patriote que rien n'empêchera de se battre, même pas le décès de ses frères... Damon est donc l'homme providentiel du film mais aussi pour le film, tant il arrive à ne pas incarner un poids mort que les militaires devraient ramener ; au contraire, il se débat et montre qu'il en veut et que sa place est sur le terrain à l'instar de son envie d'être important dans l'équipe et dans le système hollywoodien. Une très belle prestation qui confirme l'importance de Damon et qui prouve encore une fois après son rôle de Will qu'il va falloir définitivement compter avec lui...





























































